Législatives 2021: Le taux de participation se situera entre 40 et 45%, selon Benabdeslam

Le président du Front de l’Algérie nouvelle (FAN), Djamel Benabdeslam, a annoncé, ce samedi au cours  d’une conférence de presse à Tipasa, que son parti sera présent à travers les 58 wilayas et les six circonscriptions à l’étranger lors des élections législatives prévues le 12 juin prochain.
«Jusqu’à hier (vendredi dernier, ndlr) notre parti a collecté plus de 40.000 signatures dans seulement 46 wilayas, soit le double du seuil fixé par la loi. Et l’opération se poursuit», a-t-il affirmé. Selon lui, son parti envisage de devenir la première force politique du pays. «Nous avons tracé l’objectif de devenir d’ici les élections locales le parti majoritaire du pays» prévoit-il. Concernant le taux de participation attendu le 12 juin, Djamel Benabdeslam le situe entre 40 et 45%. «Si on arrive à un taux de 45%, on peut dire que c’est un saut qualitatif par rapport au dernier référendum sur la révision constitutionnelle. C’est un objectif réaliste compte tenu de certains facteurs, notamment le nombre record de retrait des formulaires de candidature et les aspirations de rupture avec les pratiques de l’ancien régime qu’exprime le citoyen»,  explique-t-il. A l’en croire, ce taux peut facilement être même surpassé. «J’appelle le président de la République, les partis politiques, la société civile et les médias nationaux à conjuguer leur volonté pour susciter davantage d’espoir chez les citoyens pour qu’ils adhèrent massivement aux élections qui sont l’option salutaire pour poursuivre le processus du changement», ajoute-t-il. Dans le même registre, le président du FAN a souligné que la nouvelle loi électorale a mis un terme au marchandage lors de la confection des listes et l’influence de l’argent sale qui étai tmonnaie courante avant le hirak. «Toutefois, le processus électoral demeure complexe et nécessite le concours de tous les acteurs pour qu’il réussisse, d’autant que l’expérience de son organisation par l’autorité nationale indépendante des élections n’est qu’à ses débuts», estime-t-il. Et d’ajouter: «Depuis le commencement du hirak, nombre de figures de l’ancien régime sont incarcérées dans le cadre de la lutte contre la corruption. Pour autant, les résidus de la issaba (la bande) tentent toujours d’entraver le processus du changement radical par le biais d’une contre-révolution et ce, par tous les moyens».
Par ailleurs, Djamel Benabdeslam espère que les prochaines élections aboutiront à une nouvelle configuration de la scène politique, constituée de partis forts et responsables. «Durant l’ancien régime, les partis ont été diabolisés. Il est temps que cette image disparaisse, car un Etat fort se construit sur la base de formations politiques, d’une élite et d’une société civile fortes et responsables» conclut-il.
Amirouche Lebbal