Zitouni : « S’il y a une alliance présidentielle, le RND la rejoindra»

Le RND se dit prêt à engager la bataille des élections législatives. A cet effet, il a  réuni, ce samedi, sa commission nationale d’étude des dossiers de candidature dans une ultime concertation afin de procéder au choix définitif des postulants pour le rendez-vous du 12 juin prochain.  

«Nous devons trancher, aujourd’hui, sur tous les dossiers soumis à nos instances locales et notre principale mission est de redorer le blason du  parti», a déclaré d’emblée le SG du parti, Tayeb Zitouni. Il s’agissait de valider les rapports de groupes qui, depuis des semaines, trient et sélectionnent les  candidats au niveau des wilayas. Le SG du RND se dit «confiant» et parle d’un engouement particulier pour la candidature, ouverte cette fois-ci, même pour les non-militants.
«Le nouveau RND a de beaux jours devant lui. Nous avons comptabilisé 1.281 candidats dont 69,3% sont des jeunes, 45% des femmes et 71% des universitaires», lance-t-il. «Il y a eu de la concurrence, de l’exclusion, l’achat de consciences, de la chkara, mais à un degré moindre par rapport aux années précédentes», reconnaît Zitouni qui s’engage à bannir à jamais ces anciennes pratiques. Pour lui, les représentants locaux sont responsables du choix des candidats avant de préciser que la direction du parti n’intervient qu’en cas de litige ou d’injustice. «La mentalité de la issaba est révolue et la nouvelle Algérie doit reposer sur des pratiques saines et propres », a-t-il poursuivi.
Selon lui, la prochaine APN devrait consacrer un «saut qualitatif» pour une réhabilitation de la confiance rompue et faire émerger une nouvelle génération d’élus aptes à améliorer l’action législative. Zitouni, qui a évoqué l’actualité, soutient qu’«il faut légiférer en fonction des objectifs tracés», citant l’exemple des lois sur les hydrocarbures et les investissements qui ont, dit-il, «causé  des ravages incommensurables». Par ailleurs, il tient à faire savoir que son parti appartient à une majorité présidentielle et non parlementaire. «Le RND partage beaucoup de points avec le programme du chef de l’Etat et il ne faut pas s’étonner s’il rejoint une  alliance présidentielle qui va le soutenir après les prochaines législatives», soutient-il. Et d’ajouter : «Nous sommes contre la négativité du système et non contre le système.» Zitouni ne manque pas de décocher des flèches à l’endroit de certains ministres. «Des décisions en matière d’industrie et de réformes bancaires ne traduisent pas les ambitions du Président de la République», déplore-t-il. «Certaines pratiques de la issaba existent toujours dans les administrations», dénonce-t-il.
Karima Alloun