Le Polisario salue le refus de l’UE d’inclure le Sahara occidental dans l’accord « interbus »

Le représentant du Front Polisario en Europe et auprès de l’Union européenne (UE), Oubi Bouchraya Bachir, a déclaré que la décision du Maroc de renoncer à son adhésion à l’accord  « Interbus », était motivée par le refus de la Commission européenne d’inclure le Sahara occidental occupé, et relevé une « avancée  intéressante ».

Le chef de la mission sahraouie auprès de l’UE, a indiqué que la Commission européenne, dans une lettre explicative, avait expliqué au Conseil de l’UE que cet accord (Interbus/transport international  occasionnel), « à la lumière des décisions judiciaires de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) à Luxembourg, sera applicable au territoire du Royaume du Maroc uniquement et ne s’appliquera pas au territoire non  autonome du Sahara Occidental », ce qui a poussé Rabat à renoncer face au refus de l’UE d’inclure les territoires sahraouies. Le 5 janvier 2021, le Front Polisario avait relevé cette avancée  intéressante, car, selon M. Oubi, « la Commission européenne n’a pas toujours été aussi claire sur l’application des arrêts de la CJUE. A cette  annonce, Rabat avait nié cette mise en garde, affirmant que « la communication de la Commission européenne était une recommandation non  contraignante et que seule comptait la décision finale du Conseil et le texte de l’accord ». Or, les faits sont là, soutient le diplomate sahraoui, indiquant que « dans une nouvelle communication en date du 23 mars 2021, la Commission  européenne a informé le Conseil qu’elle retirait sa proposition de modifier l’accord « interbus », expliquant que « ce retrait est motivé par le fait que  le Royaume du Maroc a indiqué, par note verbale du 8 janvier 2021, qu’il ne serait pas disposé à signer ni à conclure le protocole susmentionné ».
« Devant le refus de l’Union européenne d’inclure le Sahara occidental occupé, le Royaume du Maroc renonce à intégrer l’accord « Interbus », a soutenu le diplomate sahraoui. Le Front Polisario, seul représentant légitime du peuple du Sahara  occidental, a saisi la CJUE d’un recours en annulation de l »accord d’association et de pêche signé le 28 janvier 2019 entre l’UE et le Maroc  qui s’applique sur le territoire du Sahara occidental occupé.