Engagement et optimisme

Le processus électoral va bon train. A l’approche des législatives, les signes prometteurs balisent la voie d’un changement démocratique. Le rythme assez soutenu du retrait des formulaires de candidature et la mobilisation de la classe politique, majoritairement acquise au scrutin, sont les indicateurs d’une progression rassurante de l’opération électorale. A deux mois des élections, la réalité du terrain montre tout l’intérêt accordé par les candidats qui ont procédé, le 7 avril, au retrait de plus de 7,5 millions de formulaires de souscription de signature individuelle. Cette volonté indéniable de participation à une compétition transparente et équitable se manifeste dans la remise des formulaires à l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) par sept partis politiques et 11 listes indépendantes. Dans une conférence de presse, le président de l’Anie, Mohamed Charfi, a fait état de 1.755 listes de partis politiques et de 2.898 de candidats indépendants. A l’étranger, cet engagement s’exprime dans la volonté de 16 partis politiques et de 25 listes des indépendants pleinement lancés dans la course électorale. «De bon augure», dira le président de l’Anie, annonçant la mobilisation de 357 délégués dans les 58 wilayas, prêts à assumer leur mission pour garantir un exercice libre du droit électoral dans un cadre démocratique. Il s’agit d’un pas décisif dans la perspective d’un changement radical qui constitue une base fondamentale de stabilité pour la nouvelle Algérie puissante et prospère, redoutée par les faiseurs de chaos et les prêcheurs de la fitna. Mais rien ne saurait ébranler le bastion infranchissable sorti, à chaque fois, plus fort des épreuves engagées, à la faveur du lien indéfectible entre le peuple, son armée et l’Etat. «Ceux qui parient sur le démantèlement du lien entre l’armée et la nation sont dans l’ignorance totale de la réalité de l’Algérie et de son peuple», estime dans son dernier éditorial, la revue El Djeïch, évoquant le combat victorieux remporté contre l’une des plus grandes puissances coloniales. Avec la même détermination, la nouvelle Algérie se prépare à relever le défi de la stabilité, totalement consciente des manœuvres et des subterfuges qui, comme le souligne l’éditorial d’El Djeïch, «ont montré leur faillite, leur inanité et leur incapacité». Le verdict du 12 juin sera encore la preuve éclatante de la vanité des projets de déstabilisation.
Horizons