L’association El Amel-CPMC lance un appel aux autorités

L’association El Amel CPMC alerte les autorités sur la pénurie de traitement contre le cancer de l’enfant.

«Récemment, nous avons perdu quatre enfants à M’sila et au Centre Pierre et Marie Curie», confie une responsable de l’association. «Cela fait des mois que même les médicaments qui ne coûtent pas chers sont introuvables, notamment  le méthotrexate, une molécule de chimiothérapie de base. Nous ne demandons pas de thérapies innovantes, mais des traitements de base», renchérit un membre de l’association. Le cri d’alerte a été lancé, il y a des mois, mais rien n’a été fait pour sauver la vie des enfants. «Le ministère de la Santé doit prendre ses responsabilité», lance notre interlocutrice qui évoque un autre problème auquel les malades font face. Il s’agit du manque d’unités d’oncologie et d’oncologues alors que, fait-elle remarquer, «d’année en année, le nombre de cas est en nette  augmentation. Nous atteindrons les  61.000 nouveaux cas d’ici à cinq ans, selon les prévisions», s’alarme-t-elle.
Elle fera savoir que des dizaines de femmes ont bénéficié  du dépistage précoce du cancer du sein et du col de l’utérus à titre gracieux. Selon les premières données fournies par l’association El Amel CPMC, le 5e Salon national d’information sur le cancer a été l’occasion d’élargir son réseau en associant plusieurs autres associations activant dans la lutte contre le cancer et l’aide aux malades atteints de cette pathologie. Des liens ont été établis avec des associations de Tlemcen, Béchar, Adrar, Ghardaïa, Sidi Bel-Abbès, M’sila et Sétif afin de  renforcer leur présence sur le terrain et venir en aide aux patients. Au cours de ces trois jours, des informations relatives à la pathologie ont été fournies aux visiteurs, dont la plupart sont des femmes venues. Elles sont venues se renseigner sur le cancer du sein, son diagnostic et son traitement. Enfin, notre interlocutrice insiste sur le rôle  des médias dans la sensibilisation.  Pour Mme Hamida Kettab, présidente de l’association, «la seule arme de lutte contre le cancer reste la prévention, le diagnostic précoce et la sensibilisation en impliquant toute la société». «Il est temps de donner la chance à tout cancéreux de se soigner d’une manière correcte dans toutes les régions», conclut-elle.
 Samira Belabed