Législatives 2021: Les partis s’ouvrent aux candidatures externes

 

Les listes électorales strictement partisanes, c’est fini. L’institution de la liste ouverte à la faveur de la nouvelle loi électorale pousse les partis à rechercher des candidats populaires, crédibles et compétents en dehors du cadre partisan.

D’ailleurs, ces formations n’ont pas hésité à ouvrir leurs listes de candidatures à des non militants. Objectif : multiplier leurs chances de s’adjuger des sièges dans la future assemblée nationale. C’est notamment le cas de TAJ, El Bina, le FAN, le PLJ et à un degré moindre El Fadjr El Djadid. A ce propos, le responsable de la communication de TAJ, Kamel Mida, explique d’entrée que « nos listes électorales sont ouvertes à toutes les compétences et catégories socioprofessionnelles ». Toutefois, cette participation aux législatives sous la houlette de TAJ est soumise à des conditions: « Celui qui veut se présenter sur nos listes électorales a la possibilité de le faire le plus simplement et normalement du monde, mais seulement, il y a des critères selon lesquels le candidat doit pouvoir recueillir des signatures et de jouir d’une popularité»,  précise le responsable. De son côté,  le président par intérim du Front pour la justice et le développement (FJD), Djamel Benziadi, note que cette tendance aux candidatures externes trouve son sens dans l’aptitude des postulants à permettre aux partis d’arracher des sièges dans la future institution législative.  « Il est normal qu’il y ait des candidatures externes aux partis car les listes sont confectionnées en fonction des capacités des candidats à engranger des sièges au sein de la future APN »,  ajoute-t-il. Même raisonnement chez le président du Front de l’Algérie Nouvelle (FAN), Djamel Benabdesslam. « Nous avons ouverts nos listes électorales aux composantes de la société, aux jeunes et aux femmes pour attirer des compétences  crédibles », souligne-t-il,  arguant que «l’objectif est de  donner à la prochaine assemblée nationale une crédibilité». Chez le parti de Bengrina on n’en pense pas moins. «Le mouvement El Bina a  ouvert ses portes à toutes les compétences et à tous les citoyens  puisqu’une bonne majorité de ceux qui se retrouvent sur nos listes électorales  ne sont pas des militants du parti. Il s’agit de compétences qui  se sont rapprochés du parti dans le but de se présenter aux élections et nous leur avons ouvert nos listes et les portes du parti»,   explique, à juste titre, le responsable de la communication au sein du mouvement El Bina,  Salah Hocine.  Toutefois, d’autres partis admettent moins l’intégration de candidatures étrangères à leur formation. C’est notamment le cas de Tahar Benbaibèche, président d’El Fadjr El Djadid qui relève que 90% des candidats à la candidature sont des militants du parti.  Toutefois, il soutient  l’existence de cas  exceptionnels où les coordinateurs de wilaya du parti font appel à des candidatures extérieures « lesquelles doivent bien évidemment être engagées à appliquer le programme du parti ». La faible présence des postulants externes sur les listes du parti s’explique par une décision du conseil national d’El Fadjr El Djadid qui «  a décidé il y a 2 ans de cela  de ne réserver les candidatures qu’aux militants du partis »,  précise Benbaibèche.
Hakem Fatma Zohra