Un système agricole performant

Le plan de relance est sorti de la phase de maturation pour mieux aborder l’étape cruciale de la production et de l’investissement des secteurs porteurs de croissance. Tour à tour, l’urgence déclarée d’une véritable industrie pharmaceutique, capable de satisfaire les besoins du marché national et de promouvoir l’exportation des médicaments, et les attentes d’un secteur agricole performant, dépassant pour la première fois en recettes (25 milliards de dollars) les hydrocarbures, cristallisent la volonté de l’Etat de passer résolument du système rentier à une nouvelle ère de prospérité, fondée sur une optimisation es ressources nationales et le compter sur soi. Les promesses de croissance à taux élevé, proclamées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et confirmées par la Banque mondiale (3,8% en 2021) sont réelles. Le secteur pharmaceutique a déjà contribué à la baisse de la facture de l’importation
de l’ordre de 400 millions, même s’il est attendu un effort conséquent pour épargner entre 800 et un milliard de dollars. En levier
de croissance important, l’agriculture, notamment saharienne, se dote d’une feuille de route pour la période 2020-2024 au centre des
travaux du forum sur l’investissement agricole et agroalimentaire, inauguré, hier, par le Premier ministre Abdelaziz Djerad. Le défi de
la production nationale est donc lancé. Il s’agit, évidemment, de promouvoir les projets d’investissement dans la région saharienne,
les zones steppiques et montagneuses. Cette dynamique partenariale, associant tous les secteurs et les acteurs, se renforce par
les facilitations consenties par l’Etat et une politique d’accompagnement, à travers la mise en place des instruments d’investissement
comme c’est le cas de l’Office de développement de l’agriculture industrielle en terres sahariennes. Les priorités sont sériées
pour favoriser la relance des filières stratégiques inhérentes aux cultures céréalière, sucrière, oléagineuse et fourragère. Tout est
mis en oeuvre pour emporter la bataille de la production et de la réduction des importations des produits agricoles de 2,5 milliards
de dollars, s’agissant surtout des denrées de première nécessité tels les céréales, le sucre, l’huile et la poudre de lait. Main dans la
main, les investisseurs et les porteurs de projet, soutenus par l’Etat, peuvent contribuer à la consolidation d’un système agricole
à hauteur des énormes potentialités matérielles, financières et humaines.
Horizons