Boukadoum : «L’Algérie continuera à œuvrer à l’élimination totale des armes de destruction massive»

L’Algérie « continuera à œuvrer, à travers tous les  mécanismes possibles, en vue de l’élimination totale des armes de destruction massive », a déclaré lundi, le ministre des Affaires étrangères  Sabri Boukadoum qui participait, en visioconférence, à une réunion consacrée au 25ème anniversaire du traité de « Pelindaba », visant à créer une zone exempte d’armes nucléaires en Afrique.

M. Boukadoum a appelé à étendre cette expérience à d’autres régions du monde dont, principalement celle du Moyen-Orient. « Le traité de Pelindaba a été signé par la majorité des pays africains, ce qui démontre leur engagement dans cet effort  international engagé contre l’armement nucléaire », a-t-il signalé rappelant que « l’Algérie a été parmi les premiers pays à signer ce traité et a contribué à la mise en place de la Commission africaine de l’énergie atomique ». Insistant sur l’importance de mettre un terme à la prolifération des armes nucléaires, M. Boukadoum a rappelé que l’Algérie a « grandement souffert des essais nucléaires menés sur son territoire par le pouvoir colonial ». Des essais qui ont tué et causé des séquelles à des « milliers d’Algériens » en plus de leurs effets sur l’environnement. Il a ajouté, dans ce contexte, que la question des compensations devrait être traitées sérieusement. Le chef de la diplomatie algérienne a évoqué, en outre, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, ratifié par 51 Etats et entrée en  vigueur en janvier dernier assurant qu’il s’agissait d’un instrument susceptible d’apporter des réponses appropriées aux effets de l’usage des  armes nucléaires. Il constitue également « une étape majeure dans la mise en place de zones  exemptes d’armes nucléaires », a-t-il poursuivi. Le ministre a parlé aussi de la nécessité de « déployer des efforts afin de stopper les essais nucléaires, comme une première étape vers la non prolifération des armes nucléaires », de manière générale. Par ailleurs, M. Boukadoum a appelé l’ensemble des pays de l’Union africaine à participer à la dixième conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, prévue en juillet à New York.