Début du Ramadhan: Echanges de vœux sur les réseaux sociaux

Le mois sacré est dans un contexte sanitaire particulier pour la deuxième année. Pour maintenir le lien social entre la famille, les proches et les amis, les internautes algériens n’ont pas manqué d’échanger les vœux de Ramadhan sur les réseaux sociaux.

Des images de «Douaâ», de supplications et autres prières ont empli la toile algérienne pour annoncer la venue du mois sacré. Un «Ramadan Karim» par-ci, un «Ramadan Moubarak» par-là, les publications fusent de partout sur facebook. «Avant, on appelait les proches au téléphone pour leur souhaiter un bon Ramadhan et fixer une date pour les inviter à l’iftar. Aujourd’hui, rien de cela. Tout se passe virtuellement et il faudra attendre l’Aïd pour pouvoir voir sa famille», lance Selma, sur le groupe Algériens et Algériennes. Plusieurs commentaires suivent. Certains, nostalgiques de l’époque où la grande famille se réunissait autour d’une même table, racontent leurs anecdotes. D’autres, plus optimistes, estiment que ce Ramadhan serait le dernier à passer sous la Covid-19. Bien que les réseaux sociaux soient devenu un véritable phénomène social de l’ère numérique, leur utilisation durant le Ramadhan est une tendance à part. Bien que le Ramadan soit consacré à davantage de piété pour se rapprocher du Créateur, les jeunes estiment que rester scotchés à leur téléphone ne les empêche pas de profiter du mois sacré. «Les réseaux sociaux peuvent être utilisés à bon escient. J’ai posté des messages de hadiths et des vidéos à mes contacts sur les différentes vertus de ce mois et leur ai souhaité un bon Ramadhan», nous confie Bouzid, administrateur d’un groupe Facebook. Selon lui, les internautes basculent par leur propre chef dans une atmosphère pieuse et religieuse. Yasmina, une autre internaute qui partage sur le réseau social estime que les publications et les messages du Prophète (QSSSL) partagés sont une sorte d’adoration et de «ibada» qui amènent à réfléchir et mieux se comporter durant le mois sacré. «Je passe plusieurs heures sur mon smartphone tous les jours. Durant le Ramadhan, je profite pour partager des vidéos Youtube d’épisodes de séries qui font le buzz à la télé, sans plus. J’évite de perdre mon temps dans les futilités mondaines», nous a-t-elle avancé. Par ailleurs, certains disent résister à la tentation de se connecter aux réseaux sociaux. Pour Abdou qui a partagé des messages sur l’arrivée du Ramadhan et de ses vertus, il dit vouloir réduire son temps d’écran. «Les réseaux ont prix tellement d’ampleur qu’on se sent pris dans une machine infernale. Je voudrais profiter du mois des bénédictions pour réduire ma dépendance», nous a-t-il confié.
Les thématiques ramadanesques habituelles ne tardent, cependant, pas à trouver leur places parmi les sujet à aborder. Entre programmes de sortie en soirée, recette de cuisine et discussions instantanées entre amis et familles, les réseaux sociaux restent, au jour d’aujourd’hui, le moyen de rassembler les gens et de rompre les barrières, sanitaires soit-elles ou géographiques.
Walid Souahi