Les projections du FMI sur le pétrole

Le Fonds monétaire international (FMI) s’attend a  une hausse des cours pétroliers de l’ordre de 30% en 2021 par rapport à ceux de l’année 2020, due en partie à la baisse de l’offre des pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés, dont la Russie (Opep+) et à la reprise de la demande mondiale.

« Une hausse des prix des produits de base n’est pas à exclure sous l’effet de la reprise attendue de l’activité mondiale. Les cours de pétrole devraient augmenter de 30 % en 2021 par rapport à ceux de l’année 2020, en partie du fait de la baisse de l’offre de l’Opep+ », a souligné l’institution dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales. La hausse des produits énergétiques a été consécutive à l’amorce des vaccins efficaces contre la Covid-19 en novembre dernier, a ajouté  également le FMI tout en prévoyant la poursuite du rééquilibrage du marché pétrolier durant l’année en cours. Selon le FMI, les cours du pétrole ont augmenté de 39% entre août 2020 et février 2021, impactés par l’annonce de « bonnes nouvelles au sujet des vaccins et de la reprise économique rapide observée en Asie ». La décision prise par l’alliance de l’Opep+ de réduire la production de  plus de 7 millions de barils/jour en avril 2020 a permis aussi la reprise des cours, a-t-il relevé. Faisant des prévisions sur les prix, le FMI n’écarte pas un prix moyen de 58,5 dollars le baril en 2021 (en hausse de 42% par rapport à la moyenne de 2020). A ce propos, le FMI a assuré qu’un « équilibre temporaire » entre l’offre et la demande devrait se resserrer cette année, en se référant aux projections établies par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Celles-ci prévoient également une diminution régulière des stocks de  pétrole et une demande qui devrait atteindre 96,4 millions de barils par jour. S’agissant de la reprise de la production pétrolière à coûts élevés (pétrole de schiste américain), qui serait encouragée par des prix du baril à 60 dollars, le FMI s’est montré prudent à ce sujet, expliquant que « les producteurs concernés seront amenés à se concentrer sur l’assainissement de  leurs bilans ». Les projections du FMI se basent aussi sur la croissance de l’économie mondiale qui devrait atteindre les 6% en 2021, soit une hausse de 0,5 % par rapport aux prévisions de janvier dernier, tandis que le volume des échanges de biens et services dans le monde va rebondir de 8,4%.