Tamanrasset : Ouverture d’une antenne pour l’Agence nationale des déchets

Une antenne relevant de l’Agence nationale des déchets (AND) sera ouverte dans la wilaya de Tamanrasset, a annoncé, ce mardi à Tamanrasset, la ministre de l’Environnement, Mme Dalila Boudjemaâ.

«Des instructions ont été données pour ouvrir une antenne de l’AND dans la wilaya de Tamanrasset, en vue de renforcer les recherches et les efforts de gestion, le traitement et la valorisation des déchets», a indiqué la ministre lors de l’inspection d’un parc urbain à Tamanrasset, au deuxième jour de sa visite de travail dans la wilaya, en compagnie du ministre des Ressources en eau, Mustapha Kamel Mihoubi.
L’ouverture de pareilles installations contribuera à la conclusion de conventions avec les universités pour le développement de l’exploitation des déchets, dont ceux organiques, a estimé Mme Boudjemaâ avant de faire part de l’envoi éventuel d’une mission de l’université de Batna vers Tamanrasset pour développer les expériences en matière de bioénergie. Elle a mis l’accent, en outre, sur le montage de micro-entreprises spécialisées dans le tri et le recyclage des déchets.
Après avoir écouté un exposé exhaustif sur les activités menées par la Maison de l’Environnement, la ministre a mis en avant la nécessité d’établir des fiches techniques sur la situation du phénomène de la remontée des eaux, la chaîne des foggaras dans cette wilaya et l’examen des voies de financement par le Fonds mondial de l’environnement par souci de prendre en charge ce volet.
Le ministre des Ressources en Eau, Mustapha Kamel Mihoubi, a insisté, lors de la visite de l’exutoire sis près de la localité de Takrembait, à Tamanrasset, sur la révision de ce projet d’assainissement, car n’étant pas une solution durable qui remédie aux problèmes engendrés par les eaux usées et ses effets néfastes sur l’homme et son environnement. Mihoubi a appelé, à ce titre, à élaborer une étude «urgente» pour la réhabilitation et l’extension de ce projet, qu’il appartient d’opérer selon des normes internationales à travers le système de lagunage et d’épuration pour alimenter les industriels et agriculteurs en eau traitée.
La ministre de l’Environnement, qui a qualifié cette situation «d’inacceptable», a insisté sur la nécessité de rattraper la situation par la réalisation d’une station de traitement répondant aux standards internationaux.