Communion et solidarité

Le Ramadhan a un cachet particulier dans l’Algérie de la grandeur et du rayonnement civilisationnel qu’elle n’a jamais concédé même au summum de la déferlante terroriste. Le mois de la piété, de la solidarité et de la fraternité est célébré cette année dans la 3e plus grande mosquée dans le monde qui a accueilli les fidèles dans un climat de communion et de sérénité. Pour la première fois, les portes de Djamaa El Dzaïr seront grandes ouvertes pour permettre l’accomplissement  du devoir religieux, à l’exception des tarawih et de la prière du vendredi pour des raisons liées à la spécificité de cette structure.
Mais la grande fête du Ramadhan qui mobilise la communauté religieuse impose un sens aigu de responsabilité et de conscience citoyenne pour veiller à une application stricte des mesures barrières et mettre en échec les tentatives de déstabilisation menées par les apôtres de la fitna incitant au non-respect du protocole sanitaire. «C’est là une occasion pour rappeler mes chers concitoyens l’impératif de faire preuve de vigilance et de prudence», a affirmé, dans une allocution adressée au peuple algérien, le président de la République Abdelmadjid Tebboune, qui s’est recueilli à la mémoire des victimes de la pandémie. Il a rendu un vibrant hommage au personnel de la santé, des éléments de l’Armée nationale populaire, de la gendarmerie, de la police et de la
Protection civile, mobilisés, chacun dans son domaine de compétence, pour protéger la vie des citoyens et assurer la sécurité de
l’Algérie visée de plus en plus par des attaques menées par des puissances rivales et leurs relais locaux. A l’approche du Ramadhan, il a été constaté la résurgence des tensions sur le marché suscitées par des pénuries sciemment entretenues et, malheureusement,
la frénésie des consommateurs participant à la perturbation du circuit d’approvisionnement, malgré toutes les assurances
apportées par le gouvernement sur la disponibilité en quantités suffisantes des produits de base. Ce sont, admettons-le, des pratiques incompatibles avec les valeurs de sacrifice, de solidarité et de fraternité prônées par le mois sacré. A l’épreuve de tous les défis qu’elle a dû affronter tout au long de son histoire, l’Algérie sort toutefois forte et grandie de la pandémie totalement maîtrisée. A la mesure de la réouverture des mosquées et des écoles coraniques, cette victoire est confortée par la célébration du Ramadhan à la grande mosquée d’Alger.
Horizons