L’ONU condamne les actes de haine antimusulmane en France

Le Haut Représentant de  l’Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC) , Miguel Angel Moratinos, a condamné les actes de haine antimusulmane commis ces derniers jours dans les villes de Nantes et de Rennes dans l’ouest de la France avant le début du Ramadhan, a indiqué l’ONU ce mercredi. 

Vendredi, la mosquée Arrahma à Nantes, préfecture de la région Pays de la Loire, a été endommagée par un incendie criminel. Dans la nuit de samedi à dimanche, les murs du centre culturel musulman Avicenne à Rennes, préfecture de la région Bretagne, ont été recouvert d’insultes racistes et islamophobes. Deux enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour déterminer l’origine de ces deux actes de haine antimusulmane perpétrés avant le début du Ramadhan, précise l’ONU. M. Moratinos a dénoncé des « actes méprisables ». Ils « sont un affront aux lois internationales relatives aux droits de l’homme et que les valeurs et principes des Nations Unies défendent, en particulier la liberté de religion ou de conviction », a-t-il indiqué dans une déclaration de presse publiée par sa porte-parole. « Maintenant plus que jamais, l’unité et la solidarité devraient guider nos actions alors que nous nous opposons fermement à la montée de la haine antimusulmane, de la stigmatisation, de l’ethno-nationalisme ainsi que des discours de haine ciblant les populations vulnérables en raison de leur religion ou de leurs convictions », a ajouté le haut responsable de l’ONU.
L’UNAOC a développé un Plan d’action de l’ONU pour la protection des sites religieux. A ce titre, le Haut Représentant encourage les « gouvernements et les parties prenantes concernées à soutenir la mise en œuvre des recommandations de ce Plan qui soulignent l’universalité des sites religieux en tant que symboles de notre humanité, histoire et traditions communes ».
Selon M. Moratinos, « le respect mutuel, l’harmonie interconfessionnelle et la coexistence pacifique sont possibles lorsqu’il y a un large espace pour  que chacun puisse pratiquer librement et en toute sécurité les rituels de ses religions ou croyances ».
Le responsable de l’UNAOC a également exprimé sa « solidarité avec la communauté musulmane en France et au-delà, lui souhaitant un bon et  paisible Ramadan ».