De la pub pour tout et partout

Marques de cafés, fromages, eaux minérales ou gazeuses, équipements ménagers. On fait de la pub pour tout et partout. Elle nous suit même dans nos Smartphones ou elle est venue prendre sa place comme si elle est décidée à ne lâcher personne. Elle prétend  vous aidez à vous habiller, à préparer vos repas, à mieux dormir. Cibles idéales, les ménagères à qui elle  apprend à  laver et rincer  la  vaisselle  sans  se  ruiner  ni abimer la peau des mains et à choisir les meilleurs couches pour ne pas froisser les tendres fesses des  bébés. Qu’importe si on évite de parler prix, il faut tout croire sur parole. Dans le monde de la pub où les arnaques sont une marque de fabrique tout le monde est beau et gentil. Regardez cette famille rassemblée autour d’une table bien garnie, elle offre l’image du bonheur complet et total. Comment ne pas rêver d’être comme ces gens beaux et  souriants ou de tenter de leur ressembler ?  Les écrans ont pris au fil des années des allures de  vitrines. Entre deux sketches, deux feuilletons, on vante la saveur d’un yaourt, le goût suave d’une limonade entre les inévitables annonces de Mobilis et Djezzy qui nous rappellent à intervalles réguliers qu’ils multiplient les promotions. Qu’on allume la radio ou qu’on se place devant la  télévision, c’est un défilé interminable de propositions, de vantardises commerciales  qui donne cette fausse impression au téléspectateur ou à l’auditeur d’être objet d’intérêt.On n’imagine même plus une émission, un débat voire  le bulletin météo qui ne soit plus présenté sous les auspices d’une marque d’un produit alimentaire. Cette profusion  d’annonces est la marque de la société de consommation. Quand les produits fabriqués sont différents et variés, le marché n’est garanti pour personne. Il n’est plus, comme avant, la chasse gardée d’entreprises nationales qui  garnissent les étals des magasins sans craindre la concurrence. La télé algérienne est devenue, petit à petit un vaste marché où l’on se dispute à coup de milliards.  C’est  la ruée vers  les horaires où ce prime time où l’esprit est disponible pour tout voir et «gober». La publicité n’est pas qu’affaire de sous elle révèle les attentes d’une société, la conception que celle-ci à de la famille, de la femme, de l’esthétique. Ailleurs, le marché de la publicité intéresse économistes, sociologues et politologues. Aucun domaine n’échappe à une activité qui fait vraiment de nous des enfants de la pub.
H. Rachid