Tizi Ouzou : Les soirées seront moroses

 

Les mesures de lutte contre la propagation de la pandémie du coronavirus et le confinement ont conduit les responsables de la culture à mettre la croix sur le programme d’animation des  soirées du mois de Ramadhan.

Comme l’an dernier, à pareille période, l’animation nocturne dans les structures publiques sera mise en veilleuse dans la wilaya de Tizi Ouzou concernée au même titre que 8 wilayas par le confinement partiel à domicile. Ce dernier a été certes allégé en passant de 23 heures à 04 heures du matin. Toutefois, cela a mis les institutions culturelles dans une situation impossible. La directrice de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou, Nabila Gouméziane, s’en explique. «Même si le confinement débute à 23 heures, il nous est impossible d’organiser des soirées. Du moins en ces premiers jours.»  Toutefois, ajoute-t-elle :«Nous attendons d’éventuelles annonces pour savoir si nous pourrons ou non  lancer des  activités d’animation.» Pour notre interlocutrice, «investir  pour une heure de spectacle est une perte sèche à tous points de vue». Toutefois, la responsable ne ferme pas la porte pour les associations qui veulent organiser des soirées. «Nous sommes prêts à aider les associations qui font  dans l’animation de proximité», assure-t-elle. S’agissant des associations souvent activant durant le mois sacré, celle des anciens Scouts et amis des scouts de Tizi Ouzou qui a toujours organisé en son siège des soirées chaâbi s’est excusée auprès de ses adhérents, amis et amoureux de ce genre musical de ne pouvoir renouveler l’expérience. Si les activités nocturnes sont, pour l’heure mises sous le coude, dans les établissements culturels relevant de sa tutelle, Nabila Gouméziane, précise que les activités diurnes sont nombreuses et variées. Selon elle, «dès le 18 de ce mois, il sera procédé au lancement du mois du patrimoine des activités liées à la célébration du printemps amazigh et de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui au lieu du 23 avril sera fêtée cette année le lendemain.
Rachid Hammoutène