Démocratie et volonté populaire

Les partis politiques et les indépendants se mettent en ordre de marche pour contribuer activement au remodelage du paysage politique dénaturé par la fraude massive longtemps cautionnée par une caste politique accrochée aux mamelles du régime prédateur. La question de la légitimité démocratique se pose avec acuité pour permettre une réelle représentativité dans les nouvelles institutions crédibles fondées sur le libre choix du peuple. Cette issue démocratique est redoutée par le camp du boycott en opposition totale avec la  consécration de la volonté populaire et, en conséquence, le verdict des urnes révélateur de l’ancrage dans la société. Tapis à l’ombre du  néohirak, des porte-paroles autoproclamés et des dirigeants des partis se réclamant de la mouvance démocratique, en alliance avec les résidus de la bande démantelée et les héritiers de l’extrémisme violent, tentent de saborder le processus électoral. Dans cette  guerre contre l’Algérie du changement démocratique, l’instrumentalisation du néo-hirak participe à l’exacerbation de la campagne de déstabilisation par tous les moyens, au moment où les menaces aux frontières mobilisent le makhzen en faillite et son parrain sioniste. L’arrestation des ressortissants marocains, en séjour illégal et infiltrés dans le nouveau hirak, prouve si besoin est la véracité d’une conjuration que, seule, la voie des urnes et un sursaut patriotique digne des attentes du hirak du 22 février peuvent mettre en échec. Le rendez-vous décisif du 12 juin appelle nécessairement à une participation massive et à la mobilisation de toutes les forces qui ont à coeur de défendre la souveraineté nationale.
Toutes les conditions de transparence et de régularité sont garanties par l’Etat au service du renouveau de la nouvelle Algérie, libre et démocratique, qui hante les cercles de la revanche historique et leurs relais locaux. En réservoir des compétences, la société civile reste un partenaire incontournable du changement aux couleurs d’une nouvelle élite politique proche des préoccupations des citoyens et aptes à assumer le «devoir de gestion» des affaires politiques et publiques. La signature du décret portant création de l’Observatoire national de la société civile par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, tend à insuffler une dynamique qui conforte le rôle majeur de la locomotive du changement, forte d’un cadre d’organisation, d’expression et d’action.
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