Importation des produits pharmaceutiques : Les délais réduits de moitié

 

Le ministre  de l’Industrie pharmaceutique a présenté, mercredi, lors de la réunion du conseil de gouvernement, un projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret exécutif n°20-109 du 05/05/2020 relatif aux mesures exceptionnelles destinées à la facilitation de l’approvisionnement du marché national en produits pharmaceutiques, en dispositifs médicaux et en équipements de détection en riposte à la pandémie du coronavirus (Covid-19).

Interrogé à ce propos, le président de l’Union nationale des opérateurs en pharmacie (UNOP), AbdelouahedKerrar, a affirmé que ce projet de texte était prévu. «Le projet de décret exécutif fait suite à la création du ministère de l’Industrie pharmaceutique. Il s’agit d’un cadre législatif  de transfert de certaines missions imposées au ministère de la Santé. Des prérogatives tels que l’agrément des établissements pharmaceutiques, la délivrance des programmes  d’importation des matières premières qui entrent dans la production pharmaceutique et des dispositifs médicaux en rapport avec la lutte contre la pandémie», a fait savoir Kerrar. S’agissant de l’impact de ce texte sur les procédures administratives relatives aux importations, il a soutenu que les délais de traitement des dossiers ont été réduits. «Auparavant, le traitement des programmes d’importation durait de 15 à 24 mois. Actuellement, l’opération est de 6 à 9 mois. Ce qui impacte positivement la production locale et la disponibilité des traitements. Il est également question d’améliorer la trésorerie de certaines entreprises qui ont subi les conséquences de la pandémie», a-t-il ajouté. Concernant les dispositifs relatifs à la lutte contre la pandémie de la Covid-19, le président de l’UNOP a expliqué que le texte n’évoque pas la fabrication du vaccin russe Sputnik V. «C’est seulement l’importation des masques, des réactifs utilisés pour le dépistage du virus. Aussi, le texte encadre l’importation des équipements et appareils de la prise en charge des malades Covid-19», a-t-il relevé.
Karima Dehiles