Mohamed Flissi : «Les JO de Tokyo seront les derniers de ma carrière»

Le boxeur Mohamed Flissi (catégorie 52 kg) va faire sa dernière apparition olympique lors des JO de Tokyo prévus du 23 juillet au 8 août prochains.
C’est l’enfant de Boumerdès qui l’a annoncé, ce dimanche, lui qui a fait ses 31 ans. «Je veux faire des olympiades au Japon une étape pour décrocher la médaille olympique tant attendue. Je vais tout donner pour réaliser ce rêve que je caresse depuis mes débuts dans le noble art. En 2016, j’avais hâte d’au moins faire le podium. Quatre ans après, j’ai acquis plus d’expérience pour faire mieux» a-t-il fait savoir. Notre interlocuteur a révélé qu’il compte raccrocher les gants après les jeux méditerranéens de 2022 à Oran. «Je veux offrir à notre pays une dernière médaille d’or durant la fête méditerranéenne. Ce sera pour moi la plus belle fin à ma carrière, car à 32 ans, je pense que ce sera l’occasion de laisser ma place aux jeunes.» Interrogé sur la préparation pour les joutes olympiques, Flissi a indiqué que le stage programmé du 20 au 30  du mois en cours à l’hôtel du 5-Juillet va permettre de maintenir une certaine cadence de travail, avant le déplacement vers l’Ouzbékistan dès le 30 du même mois. «Durant le mois sacré, le rythme d’entraînement est revu à la baisse, notamment durant les premiers jours. Le retour à la normale aura lieu juste après ce mois. Il nous restera moins de trois mois. Nous devons en tant qu’athlètes passer à la vitesse supérieure.»
« J’ai mon plan pour le podium »
Sur le plan psychologique, l’un des potentiels médaillés olympiques de l’équipe nationale a précisé qu’il est prêt à 100% pour le rendez-vous olympique. «Je n’ai jamais été aussi motivé pour prendre part à ces joutes. L’essentiel est d’être prêt le jour j pour gérer intelligemment la compétition. D’ailleurs, j’ai une idée précise sur la plupart de mes futurs adversaires à Tokyo. J’ai donc mes plans pour avancer doucement mais sûrement vers le podium olympique.» Un classement sera établi selon Flissi avant le coup d’envoi de la compétition de boxe. «Le ranking va permettre aux favoris de ne pas s’affronter durant les deux premiers tours. De ma part, je ne pense qu’à être en possession de tout mon punch avant et pendant chaque combat. Quel que soit le nom du client, le plus important est de ne rien laisser au hasard durant les trois rounds» a-t-il souligné. L’avantage est, selon le numéro de la catégorie de 52 kg, d’avoir déjà affronté plusieurs pugilistes du gotha olympique. «J’ai fait des combats contre des Latino-Américains et des Européens dont la plupart son qualifiés pour Tokyo 2021. Donc, je n’ai aucune appréhension à avoir, même si je sais que le chemin vers la médaille olympique me demandera de battre les meilleurs» a-t-il noté. Revenant sur le tournoi en Turquie, il a voulu apporter des éclaircissements par rapport à son refus de monter sur le ring. «Je suis arrivé à 14h à l’hôtel. J’ai eu à peine le temps de mettre mes équipements. Arrivé à la salle, j’avais demandé aux organisateurs de reporter mon combat pour au moins vingt-minutes. Ce qui allait me permettre au moins de faire mon échauffement. Hélas, ils ont refusé catégoriquement ma proposition. Donc, j’étais contraint de ne pas boxer vu le gros risque de blessure.»
«J’aurais aimé que Mohamed Allalou soit avec moi»
Entraîné durant des années par l’ex-médaillé olympique à Sydney 2000, Flissi voulait que son entraineur Mohamed Allalou l’accompagne jusqu’aux Jeux olympiques. «Mohamed est un coach compétent avec qui j’ai beaucoup appris. Je voulais qu’il continue à m’entraîner jusqu’à la compétition la plus prestigieuse de la planète. Malgré son absence, je suis en contact permanent avec lui. Il me prodigue toujours des conseils précieux, lui qui connaît la formule magique pour monter sur l’une des trois marches du podium. De mon côté, je vais faire le maximum pour lui dédier ainsi qu’à tout le peuple algérien une médaille que l’Algérie attend depuis 2000» a-t-il commenté.
Adel K.