Covid-19 : Chloroquine, le choix efficace de l’Algérie

Le débat sur la chloroquine continue de faire la une des médias, entre partisans et opposés à son administration.

Le Dr Lamia Yacef, sous-directrice des services de santé au ministère de la Santé, fait le point sur l’administration de la chloroquine en Algérie, notamment en cette période de campagne de vaccination. «Face à la pandémie de la Covid-19, qui a ébranlé tous les systèmes de santé et les protocoles thérapeutiques, la communauté scientifique mondiale, après avoir repris ses sens, a eu recours à des médications en fonction de
l’expérience pratique sur le terrain», explique-t-elle. Et de préciser : «La chloroquine est une molécule déjà utilisée pour d’autres maladies, c’est pour cela que des spécialistes en infectiologie ont proposé ce traitement. » Les    avis diffèrent d’une équipe médicale à une autre. «En Algérie, le choix s’est porté sur l’utilisation de la chloroquine dans la prise en charge de la Covid-19, il semblerait que les résultats sont probants. C’est une molécule ancienne, de production facile et à moindre coût», a-t-elle précisé. Cependant, a-t-elle renchéri, il faut signaler qu’au niveau mondial, d’autres molécules sont testées contre la Covid-19. Le Dr Yacef est convaincue que la vaccination est le moyen le plus sûre et le plus efficace contre tous les virus. «L’Algérie a une grande expérience dans le domaine de la vaccination», dira-t-elle. De son côté, le docteur Bekkat Berkani, membre du Comité scientifique de suivi de l’épidémie de la Covid-19, président du conseil national de l’Ordre des médecins, rappelle que «la chloroquine est réservée aux cas graves du coronavirus. Tandis que le vaccin, il entre dans le cadre de la prévention. À cet effet, nous aurions à gagner en organisant une véritable campagne de vaccination. Cependant, nous sommes très en retard en la matière». Ilham Benseddik, responsable de la communication au groupe pharmaceutique Saidal, annonce, pour sa part, qu’un don d’une quantité de chloroquine été acheminée à la PCH. C’est dans ce sens que le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, a récemment déclaré que l’Algérie dispose de stocks suffisants d’hydroxychloroquine dépassant 220.000 boîtes, mais «il faut anticiper toute demande éventuelle», a ajouté le ministre délégué. De plus, les capacités locales en matière de production de l’antibiotique Azithromycine, de masques de protection et de gel hydroalcoolique sont à niveaux suffisants par rapport aux besoins, a-t-il soutenu.
Samira Sidhoum