Listes électorales : Tout pour plaire aux électeurs

Les législatives du 12 juin prochain s’annoncent serrées et marquées par une concurrence des plus intenses. Preuve en est, les partis participants à cette compétition électorale font preuve d’ambitions rêvant de s’adjuger un maximum de sièges dans la future assemblée nationale.

Pour ce faire, ces formations ont placé sur leurs listes électorales des candidats en quelque sorte «gagnants», représentants des figures de proue dans leurs régions respectives. C’est ainsi que TAJ a intégré sur ses listes d’anciens députés «ayant fait leurs preuves» lors de leur précédent mandat, outre des personnalités locales et nationales. Il en est ainsi de l’ancien ministre de la Jeunesse et des sports, Salim Bernaoui, figurant sur la liste d’Alger. Des organisations de la société civile locale ainsi que des présidents d’associations à caractère culturel et sportif figurent aussi sur les listes électorales du parti. «Nous avons intégré sur nos listes des représentants d’associations populaires engagés dans des œuvres caritatives au niveau local et qui se sont mis aux côtés de la population lors d’épreuves difficiles à l’image des séismes ayant touchés plusieurs régions de notre pays», précise le  responsable de la communication de TAJ, Kamel Mida.
Le rassemblement national démocratique (RND) a aussi usé de la même stratégie, selon son directeur de la communication, Safi Arabi. «Sur chacune de nos listes vous trouverez des personnalités locales bien connues,  quatre membres du bureau national ainsi que des directeurs d’universités comme celles de Boumerdès et de Ghardaïa, du doyen de l’université de Ouargla et des directeurs centraux de plusieurs ministères»,  note-t-il,  précisant que le choix des candidatures au RND «est difficile » compte tenu du nombre importants de compétences que recèle le parti». Plus précis, Safi Arabi fait observer que «nous avons une base militante large et un renouvellement continuel dans nos structures et instances puisque nous ouvrons régulièrement les portes du parti aux adhésions tout comme nous avons énormément d’élus locaux dont 400 présidents d’APC, c’est ce qui explique la difficulté dans le choix des candidatures».
Des personnalités ayant pignon sur rue
  Le parti El Moutaqbel, quant à lui, a investi dans les universitaires.  «Plus de 90% de nos listes incluent des candidats ayant fait de hautes études, il s’agit dans l’écrasante majorité des cas de postulants détenant le master ou le doctorat», soutient Hadj Belghaouti, membre de la direction d’El Moustaqbel, ancien président du groupe parlementaire et actuellement candidat à la députation pour un second mandat, dans la wilaya de Relizane. Les personnalités locales figurent tout autant sur les listes de cette formation. Il en est ainsi de Ziane Benattou, chef de service en pneumo-phtisiologie au CHU de Tlemcen, Abderrahmane Rezgui, docteur et ancien secrétaire général(SG) de l’université de Tlemcen, Fateh Briket un notaire de renom dans la wilaya de Msila.
Le mouvement de la société pour la paix(MSP) n’est pas en reste puisqu’il a également placé sur ses listes des figures de proue du parti ainsi que des personnalités locales. Dans ce cadre, la candidature du président de l’Union général des étudiants algériens(UGEL), Samir Ansel, a reçu l’aval du mouvement.
 Le mouvement El Bina de Bengrina s’est appuyé aussi sur des personnalités locales ayant pignon sur rue. Toutefois, la direction du parti maintient le suspens à leur égard. C’est du moins ce qu’a expliqué à Horizons son responsable de la communication, Salah Hocine.  «Il y a sur nos listes des personnalités locales et nationales, mais nous ne pouvons pour l’heure rendre publique leur identité puisque nos listes n’ont pas encore été validés par nos instances», indique-t-il.
El Karama s’est singularisé par rapport aux autres en intégrant au sein de ses listes des novices en politique. «Nous nous sommes basés sur de nouvelles figures pour établir nos listes électorales», argumente le président du parti, Mohamed Daoui. Et pour cause, les anciennes figures sont mises à l’index car d’aucuns « leur font endosser la responsabilité de la crise de notre pays». « Aucune ancienne figure n’est sur nos listes électorales, nous avons fait appel à des sportifs, des hommes de culture et des universitaires»,  précise-t-il.
Hakem Fatma Zohra