Fruits et légumes : Les prix se stabilisent

Une importante fluctuation des prix des produits agricoles durant la première semaine du Ramadhan a été constatée. Au niveau de plusieurs marchés de proximité, les prix stagnent et n’ont pas encore été vus à la baisse.

Après les déclarations rassurantes du ministre du Commerce, Kamel Rezig, qui promet une baisse des prix dans les prochains jours, les commerçants s’attendent à un retour à la normale pour pouvoir écouler leurs produits. Au marché Ali-Mellah du 1er Mai, à Alger, Nasreddine, vendeur de fruits et légumes, rapporte que des prix élevés sont fixés au niveau du marché de gros. «Je ne m’approvisionne même plus. Les gens n’achètent plus comme avant et les produits seront finalement jetés, étant impropres à la consommation. C’est une perte sèche», a-t-il déclaré. Selon lui, la hausse des prix ne dépasse pas en général les cinq premiers jours du Ramadhan. «C’est très rare que les prix des fruits et légumes ne se stabilisent pas après la première semaine. D’habitude, tout revient vite à la normale», a-t-il poursuivi. Un autre vendeur dans le même marché étale ses marchandises. La pomme de terre est cédée à 65 DA le kilogramme, le piment vert et les poivrons sont à 100 DA et la courgette à 50 DA. Les tomates sont, quant à elles, affichées à 160 DA et la laitue à 80 DA. Selon une cliente rencontrée sur place, les prix restent relativement chers. «Je comprends que les légumes en majorité ne soient pas de saison, ce qui pourrait expliquer ces prix. Mais la pomme de terre, les piments et les petits pois n’ont pas baissé», s’est-elle exclamée. Elle a fait savoir que les prix ont connu une certaine baisse par rapport à la semaine dernière. «Il y a une baisse de 5 à 10 DA. La pomme de terre était à 85 DA ; elle a considérablement baissé. Les tomates étaient à 175 DA et, si je me rappelle bien, la courgette à 70 DA», a-t-elle énuméré. La dame estime que les prix restent toutefois élevés. «Avec le Ramadhan, nous cuisinons plus de plats et donc achetons plus de produits. Si les prix ne baissent pas, les petites bourses auront du mal à finir le mois», a-t-elle estimé. Au marché couvert de Birkhadem, les prix sont presque les mêmes. La courgette est 90 DA et les pommes de terre à 60 DA. Le concombre est à 100 DA et l’oignon à 45 DA. Les haricots verts sont hors de prix, ils ont grimpé de 100 DA le kilo en quelques jours seulement. Le citron, quant à lui, n’a pas baissé en dessous des 250 DA, voire 300 DA le kilo selon la variété du produit. Yacine et son épouse faisaient des courses. Selon cette dernière, les prix ont beaucoup baissé par rapport à la première semaine du Ramadhan. «Il y a une baisse significative sur les produits de large consommation tels que la pomme de terre, les tomates et les poivrons», a-t-elle fait savoir. Selon Yacine, il est difficile de fixer un budget pour le Ramadhan. «Les prix font du yoyo. Je n’arrive pas à me projeter au bout d’une semaine. Les prix, tantôt en hausse, tantôt en baisse, bouleversent notre quotidien durant ce mois sacré», a-t-il conclu.
Walid Souahi