Belhimer : « Des tentatives de piratage ciblent les sites défendant les intérêts de l’Algérie »  

Plusieurs sites électroniques connus pour défendre les intérêts de l’Algérie ont été la cible de tentatives de piratage, notamment lors de l’opération de transfert ou d’hébergement de contenu en Algérie, a fait savoir le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement. 

Dans une interview accordée aux sites électroniques elhadath.dz et Eldjzaireldjadida.dz, M. Belhimer a fait état de la détection de tentatives de piratage ciblant actuellement plusieurs sites électroniques connus pour défendre les intérêts de l’Algérie, notamment lors de l’opération de transfert ou d’hébergement de contenu en Algérie, que l’Entreprise de télédiffusion d’Algérie (TDA) œuvre à contrecarrer. Concernant les « entraves » rencontrées par les propriétaires de sites web avec les entreprises chargées de l’hébergement dans le domaine dz, le ministre a rappelé que le Centre de recherche sur l’information scientifique et technique (CERIST) est la seule partie en Algérie concernée et habilitée à accorder cet hébergement. Cet établissement public souverain jouit des prérogatives de passation de contrats avec des entreprises de sous-traitance, en l’occurrence des start-up offrant des services en matière de création et d’hébergement des sites web. A cet effet, M. Belhimer a estimé « qu’il est tout à fait normal que la jeune expérience des sites web réglementés ne dépassant pas encore quatre mois, les expose à certains problèmes », affirmant néanmoins que les concernés « ne ménageront aucun effort, chacun dans son domaine de compétence, pour la prise en charge des préoccupations soulevées ».
Concernant l’amalgame qui est fait entre les sites électroniques réglementés et les réseaux sociaux accessible à tous, le ministre de la Communication a relevé l’urgence d’organiser ces deux domaines, une urgence, dit-il, dictée principalement par les dépassements commis via internet qui est utilisée par certains à des fins immorales et anti-professionnelles ciblant ainsi la vie privée des personnes, la stabilité des institutions, la sécurité des peuples et la souveraineté des pays ». Dans ce sillage, M. Belhimer a mis en avant la nécessité d’une volonté réelle et une conjugaison des efforts entre les autorités et les propriétaires des moteurs et des réseaux sociaux (à l’échelle internationale) pour la régulation de ce domaine, en plus des lois en vigueur régissant les sites électroniques.
Répondant à une question sur la régulation de la domiciliation dans le secteur audiovisuel, le Porte-parole du Gouvernement a indiqué que son département s’attelait au parachèvement de l’ordonnance préparée à cet effet et relative à l’ouverture des candidatures en vue de l’obtention d’autorisation pour la création de chaines thématiques. S’agissant la situation de la presse en Algérie, le ministre a rappelé que « ce secteur a été impacté, à l’image des autres secteurs, par les pratiques négatives qui prévalaient sur le paysage politique national, durant des années ». Et d’affirmer « l’Etat s’attèle à surmonter cette situation et hisser le secteur à un niveau à la hauteur des sacrifices consentis par des générations entières et des aspirations d’autres générations montantes ».
 « L’Algérie reste l’un des pays à défendre la nécessaire réussite de l’UMA »
Evoquant, par ailleurs, l’Union du Maghreb arabe, le Porte parole du Gouvernement a rappelé que l’Algérie est « l’un des pays pionniers dans la défense » de la nécessité de sa concrétisation effective ». Cependant, dit-il, « l’entêtement du Maroc à troquer l’édification de l’UMA contre l’abandon par l’Algérie de son soutien en faveur de la décolonisation au Sahara occidental a entrainé cette impasse qui ne sert personne », a-t-il affirmé. Il a exprimé, dans le même sillage, son souhait de voir les médias maghrébins faire montre de « professionnalisme et de crédibilité » et « parvenir à une intégration réelle et positive leur permettant de jouer leur rôle comme parties des solutions plutôt que des problèmes que connaît la région ». Et d’ajouter : « sans exagération, je tiens à souligner que le rôle des médias maghrébins dans l’édification de l’Union est fondamental, à condition que nous nous éloignions des loyautés étroites aux personnes plutôt qu’aux institutions, et que nous utilisions de manière professionnelle la numérisation et profitions de la marge de liberté disponible dans un certain nombre de pays de l’Union, à l’instar de l’Algérie ».
Après avoir reconnu l’absence ou « l’exclusion » de l’Algérie de sa profondeur maghrébine et africaine dans divers domaines, y compris médiatique, le Porte-parole du Gouvernement a affirmé que l’Etat, sous la direction du président de la République, « œuvre d’arrache-pied pour le recouvrement de sa position dans ces deux espaces stratégiques ». Il en est de même pour le cyberespace que l’Algérie cherche à occuper à travers « la production des contenus professionnels correspondant à des dimensions et à des fins nationales », en fonction d’un ensemble de mécanismes, tel le centre de programmes télévisuels et radiophoniques de l’Union de radiodiffusion des Etats arabes (ASBU) et de l’Union africaine de radiodiffusion (UAR) dont la première pierre a été posée à Bouchaoui (Alger).
Cette opération comprend également un projet de lancement d’une chaîne internationale, en sus de l’ouverture par l’Etablissement public de télévision des bureaux dans les capitales du monde, sachant que le coup d’envoi sera donné depuis Paris, au vu des considérations historiques et de la présence significative et qualitative de la communauté algérienne en France.