Promotion des droits de l’enfant : Près de 140 associations caritatives mobilisées

 L’Algérie compte aujourd’hui 140 associations caritatives, mobilisées à travers le territoire national pour la protection et la promotion des droits de l’enfant, a fait savoir ce dimanche la présidente de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE), Meriem Chorfi.

Donnant le coup d’envoi d’une session de formation au profit de 30 associations, organisée à l’hôtel Mercure à Alger, Meriem Chorfi s’est félicité des acquis réalisés, précisant que «l’implication aujourd’hui de140 associations donnera un nouvel élan à la promotion de l’enfance». Elle a insisté dans ce cadre sur les efforts consentis par les pouvoirs publics pour assurer des conditions idéales permettant l’épanouissement de cette frange de la société.
Rappelant les mesures préventives mises en place, grâce à la coopération de la DGSN, Chorfi a estimé que la promulgation en 2015 de la loi sur la protection de l’enfance, dans laquelle toutes les dispositions de la convention internationale relative aux droits de l’enfant et des conventions connexes sont paraphées, «a été un tournant décisif dans l’histoire pour garantir l’intérêt de l’enfant».
Par ailleurs, elle a estimé que la protection et la préservation de l’enfance est l’affaire de tous, et non pas celle des pouvoirs publics seulement. «Outre les actions des pouvoirs publics, les efforts concertés entre les associations et les institutions de l’Etat permettront de promouvoir les droits de l’enfant et de faire face à toute violation», a-t-elle déclaré, ajoutant que «les associations, en relation directe avec la société, seront avertis au préalable des conditions de vie de cette catégorie vulnérable de la société».
Il y a lieu de préciser que la formation prodiguée aux 30 nouvelles associations, qui viennent renforcer les rangs de celles déjà inscrites dans la protection de l’enfance, leur permettra d’avoir les mêmes connaissances et se mettre au diapason de ce qui se passe à l’échelle internationale, dans le domaine de la protection de l’enfance mais également en ce qui concerne l’aspect juridique.
De son côté, le conseiller du président de la République chargé du mouvement associatif et de la communauté nationale à l’étranger, Nazih Berramdane, a expliqué que «la Constitution algérienne consacrait la protection des enfants et les plaçait comme priorité». Pour lui, les lois existent déjà, mais leur application fait défaut parfois.
«La société civile est également concernée en tant que l’un des acteurs les plus importants de la société. Elle sera renforcée désormais par l’Observatoire nationale créé au profit de la société civile.»
De son côté, le représentant du bureau du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) en Algérie, Isselmou Boukhari, a souligné que «ces formations représentent une étape indispensable en vue de préparer les associations au travail qui leur sera assigné. Boukhari a estimé nécessaire de mobiliser autant d’associations pour faire face aux violations des droits de l’enfant, et ce, en coordination avec les institutions étatiques notamment.
«Bien que ce soit une tâche difficile et ardue et nécessite des efforts intenses, et compte tenu de sa sensibilité, la formation est très importante», a-t-il déclaré. «L’Unicef continue de soutenir les efforts visant à créer un réseau efficace», a conclu le représentant de l’Unicef.
Samira Azzegag