Covid-19: 300 000 nouvelles doses de Sputnik V pour élever la cadence de la vaccination

Le Directeur général de l’Institut Pasteur  d’Algérie (IPA), Dr Fawzi Derrar, a annoncé ce mercredi l’acquisition prochaine d’un quota de 300 000 doses de vaccin russe « Sputnik V » et l’arrivage d’un autre quota « plus important » en juin, en vue « d’élever la cadence » de la vaccination.

« Nous recevrons un quota de 300 000 doses de vaccin russe dans les tout prochains jours, ce qui nous permettra d’élever la cadence de la vaccination », a déclaré le Dr Derrar, lors de son passage à l’émission « l’invité de la rédaction » de la chaine III de la Radio nationale, affirmant qu’un autre arrivage « plus important » de vaccins aura lieu en juin prochain.
Outre le vaccin russe, le DG de l’IPA a fait savoir qu’il y aura également le vaccin chinois et que des discussions sont engagées avec d’autres fournisseurs pour d’éventuelles acquisitions.
Dr. Derrar a tenu, à cette occasion, à rassurer la population que le rythme de la vaccination va augmenter, notamment avec l’acquisition d’importants quotas de doses de vaccins qui pourraient atteindre « un million de doses à partir de juin prochain », a-t-il déclaré, signalant que
60% des personnes inscrites sur la plate-forme sont vaccinées. Le premier responsable de l’IPA a mis l’accent sur la tension qui sévit actuellement dans le monde quant à l’acquisition du vaccin, laquelle, a-t-il dit, va connaitre une baisse dans un ou deux mois, ce qui permettra d’avoir plus de production et « nous aider à avoir plus de doses pour entamer des campagnes de vaccination de grandiose ».
Quant à cette tension mondiale, elle s’explique, selon Dr Derrar, par le fait qu’il « n’existe pas beaucoup de producteurs de grandes cadences », ce qui explique également « les répercussions sur les pays » et la lenteur des « process d’acquisition ».
Il a noté aussi que des fournisseurs de vaccins « voulaient distribuer ou inaugurer certains marchés un peu partout », ce qui explique, d’après le DG  de l’IPA, l’origine de cette « grande tension » qui fait que « l’on ne reçoit pas selon le planning qu’on voulait au départ ».
Le variant britannique « très préoccupant »
Pour ce qui est des variants, il a fait savoir que le variant britannique est « très préoccupant » et source d’inquiétude », car c’est lui, a-t-il affirmé, qui « rythme actuellement l’épidémie » au Canada et en Europe,  contrairement au variant nigérian qui n’est pas considéré par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme « variant préoccupant » mais « variant sous surveillance ».
« Actuellement, le variant nigérian est une source d’inquiétude, mais là où il était apparu comme au Canada, en France, en Allemagne, est en déclin.
C’est pour ça que nous allons observer une décrue prochainement dans ce variant », a-t-il noté, indiquant que le variant indien, qui est un variant  hybride, « comporte les mutations qui posent problème ». « Cela nous interpelle pour avoir une surveillance très étroite de ces variants et qu’on puisse être amenés à prendre des décisions le cas échéant », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Dr. Derrar a affirmé ne pas savoir « avec exactitude » comment les variants ont fait leur apparition dans le pays, estimant que ce n’est  « pas surprenant » et c’est « très difficile d’avoir une fermeture hermétique à 100% » des frontières.
Il a tenu à souligner l’importance de la fermeture des frontières qui a permis, selon lui, de « circonscrire ce variant à intérieur et qui n’a pas  eu l’éclosion qu’on voit dans les autres pays », ajoutant que si on persiste dans « ce relâchement on donnera la chance à ce variant britannique de se  propager ».