Mahrez crucifie ses voisins parisiens !

L’international algérien Riyad Mahrez a crucifié le Paris SG d’un sublime coup franc, son exercice fétiche, qui a propulsé Manchester City aux portes de la finale de la Ligue des champions (2-1),  mercredi lors de la demi-finale aller.

Quand l’international algérien marque un coup franc dans une phase finale, c’est généralement un bon présage pour son équipe. Dans cet exercice, son tir de génie, dans le temps additionnel face au  Nigeria (2-1), avait qualifié les Fennecs en finale de la CAN en 2019. La suite ? Un titre historique, face au Sénégal (1-0), qui lui a conféré le statut de héros national, aux yeux d’une Algérie qui attendait ce trophée depuis 1990.
Avec les « Sky Blues », le milieu offensif de 30 ans a écrit un nouveau chapitre de sa légende, dans une demi-finale. A une trentaine de mètres des cages de Keylor Navas, plein axe, Mahrez a récidivé (71e), d’une frappe subtile qui s’est glissée entre Leandro Paredes et Presnel Kimpembe, laxistes dans le mur. Il a hurlé sa joie en se dirigeant vers le banc mancunien, la même célébration qu’il avait réalisée en juillet 2019 au stade international du  Caire. Désormais, il lui reste à écrire la même conclusion, mais il lui reste un match retour mardi prochain, que les « Sky Blues » abordent dans une  situation idéale. Menés à la mi-temps, les Anglais ont renversé les Parisiens en seconde période, grâce à Kevin de Bruyne (65e) et Mahrez, donc. Le Fennec s’est senti pousser des ailes, ayant, par deux fois, eu l’occasion d’alourdir le score (77e, 83e). Auparavant, sa qualité technique a fait merveille sur le côté droit de l’attaque anglaise, où il a fait passer une sale soirée à son défenseur  Mitchel Bakker. « C’est un match à deux visages. En première mi-temps on n’a pas su être dangereux, même si eux ne l’ont pas été beaucoup non plus. On a été mieux en deuxième période. On a de la chance, sur le coup franc le ballon passe entre deux joueurs, mais c’est dedans et on prend. (Sur la première période) On a pas été bon, mais Paris n’a pas été très dangereux non plus, à part le coup de pied arrêté qu’ils marquent. On a été solide défensivement, ils n’ont pas réussi à trouver leurs attaquants. On a essayé de bien défendre. Le plus important dans ces matches, c’est d’être solide. On n’a pas été au top en première période. Tout reste ouvert, il faudra faire ce qu’il faut lors du deuxième match », a-t-il déclaré au micro de RMC Sport. L’histoire est belle pour le natif de Sarcelles (Val-d’Oise), à une vingtaine de kilomètres de la capitale, qui s’est frayé un chemin dans le monde professionnel sans passer par le prestigieux centre de formation du PSG. « Je n’ai jamais imaginé ces choses-là. C’est spécial de revenir là où j’ai  grandi. Je n’ai jamais joué au Parc des princes « , a-t-il expliqué mardi. Passé par Quimper, puis Le Havre en Ligue 2, il prend une dimension internationale avec Leicester, avec lequel il remporte à la surprise générale la Premier League en 2016, en étant désigné meilleur joueur du  Championnat. Sa carrière ascendante le conduit à Manchester City en 2018, où c’est l’Europe qu’il espère mettre à ses pieds. Mais en C1, il connaît deux éliminations comme un crève-cœur, à chaque fois en quart, contre Tottenham et Lyon.
« C’était une grande déception la saison passée, la plus grande déception de ma carrière, contre Lyon. Cela nous a beaucoup aidés pour cette saison.  Nous sommes meilleurs », a-t-il expliqué. Cette saison, il réalise en Premier League des statistiques (9 buts) proches de celle de l’exercice précédent (11). Mais la qualification en quart face à Dortmund, avec un but de l’Algérien au retour (gagné 2-1), rend cette saison spéciale. Déjà vainqueur de la Coupe de la Ligue, City est aussi proche de remporter le Championnat, en attendant une éventuelle finale de Ligue des champions.