Le Sénat appelle les syndicats à « faire prévaloir l’intérêt suprême de la Nation»

Le bureau du Conseil de la nation, réuni jeudi,  sous la présidence de Salah Goudjil, président de la chambre haute du Parlement, a mis l’accent sur la nécessité du respect du cadre légal régissant l’activité syndicale, en invitant ses acteurs à « faire prévaloir l’intérêt suprême de la Nation au dessus de toute autre considération ».

« Le bureau du Conseil de la nation, tout en mettant l’accent sur l’importance de ces mouvements revendicatifs en leur qualité d’élément vital pour la société algérienne car ils plaident en faveur de  l’amélioration de la situation sociale du citoyen, insiste sur la nécessité du respect du cadre légal régissant l’activité syndicale », indique un communiqué de la chambre haute du Parlement.
Le bureau du Conseil de la nation, invite par la même occasion, « l’ensemble des acteurs concernés à fournir plus d’efforts et à mettre en  place les outils à même de permettre le règlement des problèmes sociaux en conformité avec la situation économique du pays », et à « faire prévaloir  l’intérêt suprême de la Nation au dessus de toute autre considération afin de la mettre à l’abri des soubresauts factuels », souligne la même source.
Il les invite, également, à « ne pas faire preuve de soumission envers ces parties qui veulent mettre le pays dans une spirale d’anarchie en colportant des rumeurs et des fausses informations de manière continue et à travers différentes tribunes et autres réseaux sociaux ».
Par ailleurs, le bureau du Conseil de la nation a tenu à préciser « qu’en dépit des répercussions de la pandémie de la Covid-19, les pouvoirs publics  et à leur tête le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ont pris et adopté des mesures audacieuses en faveur du front social en  veillant à la préservation du caractère social de l’Etat ».
Il a rappelé, dans le même contexte, les démarches « sincères » et « sérieuses » engagées par le gouvernement, qui a adopté « la méthode de la  main tendue et du dialogue avec les partenaires sociaux, dans un cadre organisé et dans le strict respect des lois de la République et, en se basant sur un programme de priorités qui prend en considération la situation interne et sans remettre en cause les acquis de l’ensemble des citoyens ».
Il a, en même temps, déploré l’attitude d' »éléments infiltrés » dans ces mouvements sociaux qui « tentent de justifier les actes subversifs qu’ils  orchestrent, en faisant usage de moyens et de langage visant à minimiser, remettre en cause et dénigrer le processus engagé par l’Etat, et à semer le trouble et la zizanie non seulement au milieu de la classe ouvrière mais aussi au sein de la société entière », relève la même source.