Il y a un an, disparaissait Idir

La commune d’Ath Yenni, dans la wilaya de Tizi Ouzou, en coordination avec les associations locales et les comités de village, a commémoré le premier anniversaire de la disparition du chanteur Idir.

Sous le slogan «Idir, mémoire, parcours et patrimoine», une soirée artistique en guise d’hommage à sa mémoire où se sont succédé des chanteurs et une chorale, des conférences autour du fabuleux parcours de Hamid Cheriet ont marqué cette halte mémorielle. Pour l’occasion, une  statue à l’effigie d’Idir a été inaugurée au village Ath Lahcen où il est né le 25 octobre 1945.C’est un geste symbolique qui traduit la reconnaissance et la gratitude envers un artiste qui a énormément contribué à la promotion de l’art et la culture algérienne à travers le monde. Un riche programme qui s’est étalé du 30 avril au 2 mai a permis au public de (re)découvrir à travers des expositions, des coupures de presse, des témoignages, l’apport de l’artiste au renouveau de la chanson kabyle. Les organisateurs regrettent, cependant, le fait que le nombre de visiteurs et de participants soit limité en raison de la crise sanitaire. Cette commémoration en présence de proches et d’amis du défunt a aussi pour but, selon les organisateurs, «de créer des ponts entre les différentes rives et d’encourager l’échange culturel et la coopération». Idir, dont les mélodies et les albums comme «Avava Inuva», «Arrac», «Les chasseurs de lumière» et «Identités» resteront immortels, est décédé le 2 mai 2020, à l’hôpital Bichat à Paris, à l’âge de 71 ans.
Rym Harhoura