Khaled Achacha, président du CR Bordj Bou Arreridj (handball) : «Consolider nos résultats»

En l’espace de trois ans, le CRB Bordj Bou Arreridj a réussi à monter sur le toit du handball algérien. Avec un premier titre de champion d’Algérie saison 2018-2019, le club a charmé toute la famille de la petite balle, et ce, en dépit du manque de moyens financiers.

Cette montée de la pente n’aurait jamais été possible sans les efforts consentis par un des plus jeunes présidents de club en Algérie. Il s’agit de Khaled Achacha. Ce dernier a été l’un des artisans de l’ascension d’une équipe redoutée par tous ses adversaires. Un succès qui n’est pas venu par hasard. «Nous avons commencé depuis trois saisons à bâtir une équipe conquérante. Ce ne fut pas aussi simple qu’on le croit. Pour jouer parmi l’excellence, il faut beaucoup de moyens, notamment un budget conséquent pour étoffer son effectif avec les meilleurs joueurs. Nous avons commencé à cueillir le fruit de notre travail à partir de la saison 2018-2019. Toute la ville de Bordj Bou Arreridj n’oubliera jamais notre premier trophée de champion d’Algérie. En notre qualité de champion en titre, nous allons jouer pour conserver notre sacre» a-t-il déclaré. Interrogé sur la situation financière du club, Achacha a reconnu que l’équipe a connu des hauts et des bas en la matière. «Je remercie tous nos partenaires de nous avoir soutenu dans les moments difficiles. Les autorités locales sont également à féliciter. Néanmoins, il faut revoir à la hausse les montants alloués, vu que nous représentons la ville dans le plus haut palier du handball national. Nous allons également prendre part à la prochaine édition du championnat d’Afrique des clubs. Donc, il faut penser à nous apporter un soutien indéfectible. Car, la participation continentale demande une enveloppe spéciale pour la préparation et le déplacement.» Achacha a également appelé le ministère de la Jeunesse et des Sports à se pencher sur la question. «Les clubs qui représentent l’Algérie durant les compétitions internationales méritent un geste de la part de la tutelle. L’argent est le nerf de la guerre. Malgré notre petit budget, nous avons géré la période de l’arrêt du coronavirus. Toutefois, je ne sais pas jusqu’à quand pourra-t-on tenir, notamment sans compétition.»
Badis n’est pas libérable
L’épopée du CRBBA a été sur le plan technique l’œuvre de l’entraîneur Noureddine Badis. Ce dernier, qui a fait les plus beaux jours du C Chelghoum Laïd, est depuis plus d’une année sollicité par des clubs notamment issus des pays du Golfe. Sur l’avenir du coach bordjien, Achacha a été clair. «Badis n’est plus à présenter. Un entraîneur compétent qui est arrivé à faire du CRBBA une équipe compétitive. Je comprends qu’un tel coach soit dans le viseur de plusieurs équipes étrangères. Cependant, nous avons avant tout un contrat moral avec le concerné. Nous voulons qu’il continue à faire rêver tout le public bordjien» a-t-il souligné. L’arrêt du championnat depuis plus d’une année a été fatal selon Achacha. Ce dernier a souhaité une reprise rapide de la compétition. «Après avoir joué la dernière journée de la première phase de la saison 2019-2020, nous avons repris le goût des matches. J’espère que les play-offs pourront avoir lieu dans les plus brefs délais. En tant que gestionnaire, je vois à quel point nos joueurs trouvent du mal à gérer le gel des compétitions. Après la réélection de Habib Labane, j’espère que le championnat va reprendre incessamment. Labane est un président qui a, à mon avis, le meilleur plan d’action. Il sait à quel point les clubs sont dans une situation inconfortable sans championnat.»
Adel K.