Achèvement des projets de logements : Les entrepreneurs expriment leur soulagement

Les associations professionnelles du bâtiment et travaux publics (BTPH)ont salué, ce lundi ,les instructions données par le chef de l’Etat lors du dernier Conseil des ministres, concernant le parachèvement de tous les projets de réalisation de logements et l’accélération de la création du lancement de la banque de l’habitat.

Le vice-président de la Confédération générale du patronat du BTPH, Hakim Damou, a indiqué qu’avec ces instructions, les chantiers vont reprendre de plus belle et permettre aux promoteurs et aux travailleurs du secteur de rompre avec le chômage technique, auquel ils font face depuis plus d’une année. «La reprise constitue pour nous une bouffée d’oxygène. Les chantiers avancent à un rythme très lent. Les instructions données viennent à point nommé pour répondre à une préoccupation de l’heure de tous les travailleurs du secteur», a-t-il indiqué,  soulignant que le secteur a été fortement impacté par la situation économique et financière du pays, en déclin suite à la chute du pétrole et la crise sanitaire. Selon lui, le secteur de l’habitat a perdu durant ces trois dernières années plus de 22.000 entreprises, soit 60%. «Les entreprises qui continuent à travailler résistent certes, mais sans mesures d’accompagnement et relance des projets, leur pérennité est mise en danger», a-t-il indiqué. Damou a relevé que le problème se pose beaucoup plus au niveau local où l’administration ne suit pas les instructions données au niveau central. Il a cité l’exemple de la prorogation de la régularisation des situations vis-à-vis des impôts (IRG et IBS) au 30 juin au lieu du 30 avril. «Au niveau local, l’administration nous met de la pression pour payer nos impôts, alors que l’échéance a été prorogée au 30 juin», a-t-il expliqué. «Sans argent, les entreprises sont bloquées. Non seulement elles n’ont pas été payées mais elles font face aux augmentations des prix matériaux de construction, essentiellement du fer dont le prix a grimpé entre 40 et 50%, passant de 6.000 à 10.000 DA le quintal alors que l’Algérie exporte ce produit».
Pour sa part, le président de l’Union nationale des entrepreneurs du bâtiment, Salim Gasmi, a souligné, lui aussi, les contraintes administratives, bloquant l’avancement des projets et le «marasme» dont souffre le secteur du bâtiment.
«La commande publique est faible», a-t-il déploré, espérant le lancement prochain de nouveaux projets. Concernant la création d’une banque de l’habitat, il a indiqué que c’est une louable initiative qui permettra aussi bien aux entrepreneurs qu’aux particuliers d’acquérir des crédits pour le financement d’un projet d’habitation.
 «Espérons que cette banque n’aura pas la forme d’un guichet unique, mais pourra entrer en partenariat avec les entrepreneurs dans des projets de réalisation de logements. La banque peut acheter, à titre d’exemple, des assiettes foncières et les confier à des entrepreneurs pour la réalisation de projets dans un cadre de partenariat», conclut-il
Wassila Ould Hamouda