Réforme hospitalière : Les patriciens insistent sur l’urgence du dialogue

 La réforme du système de santé à laquelle a appelé le président de la République a pour but de sortir de l’impasse que connaît le secteur et mettre fin aux conflits entre la tutelle et les professionnels. Le président de l’Ordre national des médecins a rappelé que dans cette Algérie nouvelle, il est plus qu’urgent d’apprendre à dialoguer.

Le Dr Mohamed Bekkat Berkania estimé que le président Tebboune a parfaitement raison d’insister sur ce volet pour trouver un accord entre les partenaires sociaux et la tutelle concernant les revendications socioprofessionnelles. Pour lui, la culture de dialogue doit prévaloir pour prévenir tout conflit. «Nous avons besoin d’un dialogue responsable, constructif et non de forme, et au cours duquel, chacun assume ses responsabilités», précise-t-il. Selon lui, parmi les dossiers les plus urgents, il y a celui du statut particulier de toutes les professions. «Il faut que des commissions paritaires se réunissent avec tous les partenaires sociaux sans exclusion pour régler au plus vite cette question», a-t-il ajouté.
Sur le volet de la réforme hospitalière, le Dr Bekkat a rappelé que les praticiens sont unanimes à dire que le pays a besoin d’une réforme de son système de santé. «Ce n’est pas la réforme hospitalière qui va nous sortir du marasme et des anachronismes que traverse le système de santé en Algérie, mais bien la réforme du système de santé, et cela sous-entend les hôpitaux, le secteur privé et la Sécurité sociale», relève-t-il. Selon lui, des réformes doivent être aussi engagées très rapidement en commençant par la réorganisation des services des urgences. «Il ne suffit pas de faire des constats et des rapports, mais de les appliquer sur le terrain. D’ailleurs, Abdelmadjid Tebboune a ordonné l’entame de cette réforme dans les plus brefs délais», signale-t-il.
Le président du Syndicat national des paramédicaux, Lounès Ghachi, se dit optimiste concernant cette nouvelle démarche. «Nous sommes toujours optimistes quant à l’amélioration de notre système de santé. Ce qui intéresse les professionnels et les citoyens, c’est de voir les résultats de cette nouvelle politique à travers l’amélioration de la prise en charge des patients», indique-t-il.
De son côté, le président du Syndicat national des enseignants et chercheurs universitaires, le Pr Rachid Belhadj, s’est réjoui de la démarche du chef de l’Etat. «La décision du président de la République ne pourra que réconforter notre démarche en tant que partenaire social qui milite depuis des années pour la réforme du système national de santé», soutient-il. Et d’ajouter : «Il est temps de trouver des solutions dans la sérénité et dans un cadre légal pour le bien-être du citoyen.»
Samira Belabed