Rencontres de l’Enag et de l’Aarc : Deux jeunes auteurs présentent leurs premiers ouvrages

 

Dans le cadre des rencontres littéraires «Le rayonnement du livre», organisées par l’Entreprise nationale des arts graphiques (Enag) et l’agence algérienne pour le rayonnement culturel (Aarc), la librairie Médiabook de l’Enag a reçu, dimanche, deux jeunes auteurs, Massinissa Tiblali et Abderrahim Slimane Souilah.

Le premier, également artiste-peintre, est lauréat du Grand Prix international Arbustes de  Mantes La Jolie en France en 2016 et 2018. Il a  participé aussi à la 123e édition du grand salon mondial d’automne des Champs Elysées de peinture à Paris. C’est par la bande dessinée que Tiblali est venu au monde de l’écriture. Sa première expérience était l’écriture de scénarios pour BD.Cette expérience et son amour pour l’histoire l’ont tout naturellement poussé vers l’écriture romanesque. Son premier roman, «Le Talmud de Nirt», paru aux éditions «Aldjazair Taqraa» en 2017, est un roman historique en langue arabe. Le jeune auteur tente, à sa manière, de combler des vides dans l’histoire de la conquête d’Alexandre le Grand. Le sous-titre «Ce que Callisthène à négligé et après lui les historiens» dévoile sa démarche. Selon lui, «les historiens de l’époque ont ignoré certains faits, ou tout simplement fermé sciemment les yeux». Il remet en question l’histoire d’Alexandre le Macédonien et s’ingénie à la réécrire à sa manière à travers un roman où se chevauchent l’histoire officielle rapportée les historiens et une version née de son imagination. «C’est, explique-t-il, une tentative de remplir les lacunes de l’histoire universelle».Dans son ouvrage, l’auteur imagine l’existence d’un troisième Talmud venu après celui de Babylone et de Jérusalem. «Le Talmud de Nirt», selon l’auteur, évoque  la période  qui a suivi  la chute de l’empire Achéménide après  la défaite de Darius III par Alexandre le Grand. Rappelant que les juifs de Babylone ont été affranchis par Darius après plus d’un siècle d’esclavage, Tiblali, trouve «anormal» que l’histoire des juifs n’évoque pas une date aussi importante qui aurait pu être d’une grande valeur symbolique pour eux. Il imagine une fille, Nirt, qui raconte son histoire qui se mêle à la résistance d’une ville de l’empire achéménide contre  Alexandre le Grand et la chute de l’empire achéménide.
Abderrahim Slimane Souilah est ingénieur en génie civil, entraîneur de football, photographe professionnel, influenceur et président d’un club de lecture «Al Djazair Taqraa». Son ouvrage «Li yatma’ina qalbi» (Pour que s’apaise mon cœur) est un recueil de pensées positives. Ce sont des  conseils que lui même s’applique à suivre dans sa  vie et qu’il souhaite partager. «Je souhaite apporter un peu de réconfort dans la vie de mes lecteurs», affirme-t-il. «J’ai pu dans la mienne concrétiser certaines choses en suivant ces conseils de sagesse et  je souhaite offrir quelques clés de réussite, pour ne serait-ce qu’à une seule personne», ajoute-t-il.
 Souilah a également présenté un second ouvrage intitulé «Oua qol iîmalou» (Dis leur de travailler !) en cours de publication. Son originalité réside dans  sa double version (arabe et anglaise) accompagnée d’un texte en arabe dialectal. «Ces ouvrages, confie l’auteur, sont parmi les premiers du genre en Algérie». Ce qu’il nomme  littérature de motivation  est un genre qui,  conclut-il, incite les gens à agir et à penser de manière positive et les motive pour atteindre des objectifs et réaliser des ambitions.
Hakim Metref