Ammar Boudjedda, conseiller du président de l’Arav : «Je ne suis pas un grand dépensier»

C’est avec spontanéité et sympathie qu’Ammar Boudjedda, conseiller du président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav), accepte de nous parler, sans fard, de son profil durant le mois de Ramadhan. Il constate un relâchement des citoyens sur les mesures barrières et admet être peu dépensier en ce mois-ci… Décryptage. 

Depuis l’avènement de la crise sanitaire, le mois de Ramadhan a-t-il une autre saveur pour vous ?
Contrairement à l’année dernière où les gens étaient confinés et interdits de circuler librement à cause de la crise sanitaire, cette année, je sens que la situation est différente, et ce, malgré la situation sanitaire qui reste inchangée. La vie a repris son cours. Je regrette, cependant, l’augmentation vertigineuse des prix. Pour moi, la population est persuadée que la situation sanitaire a été maîtrisée ou encore n’y croient même pas. J’ai constaté une différence par rapport à l’année précédente vu qu’il y a un mouvement, les gens sortent de manière ordinaire, font leurs emplettes dans des marchés souvent bondés. Cette année encore, les citoyens accomplissent les prières surérogatoires.
Le confinement et la propagation rapide du virus affectent-ils vos habitudes en ce mois sacré ?
En général, je n’ai pas adopté de nouvelles habitudes. Je reste, tout de même vigilant en respectant les mesures barrières et la distanciation sociale. J’admets avoir peur non pas de la maladie, mais du comportement des citoyens; du laisser aller criard et insouciant. La plupart des personnes que je rencontre a abandonné leurs bavettes.
Êtes-vous plus rentable quand vous faites carême ou votre tonus diminue ?
D’emblée, je garde le même rythme et programme des jours de l’année. Sauf pour le sommeil qui est perturbé cause du réveil du s’hour (repas de l’aube). Je dors moins, ce qui est contraignant. Je suis une personne lève tôt et couche tôt. Je sors à 7h de la maison pour retourner à 19h.
Avez-vous de nouvelles habitudes durant le mois de Ramadhan ?
À vrai dire, je ne suis pas un grand dépensier. Je m’approvisionne lorsque c’est nécessaire. C’est finalement mes habitudes de tous les jours, rien ne change dans mon planning. Je pense qu’effectivement, j’apporte un élément nouveau à ma vie durant ce mois sacré, l’aumône. Je dois admettre que je fais l’aumône un peu plus durant le mois de jeûne, surtout que la Sadaqa expie nos péchés. Même si je ne dois pas le dire, mais j’avoue que je multiplie ce genre d’actions. Dans le Saint Coran, on dit que le Jour du Jugement, chaque personne sera tenue responsable de tous ses péchés, majeurs comme mineurs. Faire des Sadaqas régulièrement est un moyen simple d’expier nos péchés.
Entretien réalisé par Samira Sidhoum