Ouverture d’un café littéraire à Alger

La capitale  s’enrichit d’un café littéraire qui vient d’ouvrir ses portes. Premier en son genre.  Portant le nom du poète mystique persan Djalal Addin Al Rumi cet espace est   situé au 103 rue Didouche-Mourad, en plein cœur de la capitale.

A l’origine de cette initiative se trouve un groupe d’amis qui, depuis trois ans, envisageaient  d’ouvrir un espace où l’on peut se détendre en sirotant son thé ou son café, tout en assistant à une activité culturelle. «Si le concept n’est pas  nouveau dans le monde, à Alger par contre, il n’y a pas vraiment de lieux identiques», explique Aziz Hamdi, fondateur du café et chargé de l’animation culturelle. «Il fut une période où les cafés littéraires étaient à la mode à Alger, mais malheureusement ils ont disparu», ajoute-t-il. Selon lui, «quelques éditeurs ou associations organisent  des rencontres culturelles, mais pas sous cette forme. Il existe aussi des cafés littéraires à Bordj Bou Arreridj, à M’Sila ou dans d’autres villes, mais pas à Alger».
Après prospection, Aziz, Nad et Fairouz ont trouvé un local qu’ils ont aménagé et décoré. Le lieu est ouvert depuis le début du mois de Ramadhan, mais pour l’activité culturelle, il faudra attendre. «Avec le confinement sanitaire les horaires sont  trop restreints», justifie Aziz. «Nous avons la conviction que ce genre de projet peut promouvoir la culture et espérons voir se  créer des lieux identiques à Alger et ailleurs», poursuit-il. «Al-Rumi»,  d’une superficie de  200 m², est reparti en trois  espaces, deux salles au premier niveau et une autre à l’étage. Les gérants ambitionnent  d’organiser des rencontres littéraires où tous les sujets à caractère littéraire, artistique, philosophique, économique ou religieux seront débattus. L’espace abritera également des expositions, des performances et des one man-show. Des étagères disposées tout au long des murs seront remplies de livres pour une lecture sur place ou la vente. «Nous voulons créer une bibliothèque qui s’enrichira avec le temps par des achats, des dons ou des échanges entre le café  et les clients ou entre ces derniers eux-mêmes». Selon Aziz Hamdi, les enfants  disposeront des  mardis après-midi où l’équipe veut  organiser des ateliers  d’écriture ou d’arts plastiques encadrés par des professionnels. «Nous allons solliciter des écoles ou des groupes d’enfants indépendants», confie Hamdi pour qui «le lieu offrira l’opportunité aux  jeunes talents de s’exprimer et de se faire découvrir».Al-Rumi se veut également un lieu d’information sur l’activité culturelle algéroise. Les théâtres et salles de cinéma offriront programmes et prospectus qui seront mis à la disposition de ceux qui fréquenteront Al-Rumi.«Nous allons commencer par des activités hebdomadaires, les week-ends notamment, car nous voulons prendre le temps d’acquérir de l’expérience», conclut Aziz.
Hakim Metref