Rencontre ministère de l’Education-syndicats : La grève sera-t-elle évitée ?

 

Le ministère de l’Education nationale reçoit depuis mardi les organisations syndicales ayant annoncé la grève nationale les 9, 10 et 11 du mois courant.

«Ces sessions de dialogue s’inscrivent dans le cadre des rencontres de réconciliation précédant le débrayage conformément à la réglementation en place», a indiqué, ce mercredi, le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation, Boualem Amoura, reçu au ministère. On apprend de lui que le département de Mohamed Ouadjaout s’apprête à installer à la fin du Ramadhan une commission pour prendre en charge le dossier du statut particulier des travailleurs. Néanmoins, ce dernier n’est pas convaincu de la démarche de la tutelle «qui ne veut que gagner du temps sur un dossier qui a trop traîné». Amoura estime que la révision du statut «n’est plus la priorité absolue, contrairement à la question de l’amélioration du pouvoir d’achat et le dossier de la retraite». Il dit que la rencontre n’a abouti à rien, «car les revendications exprimées ne relèvent pas des prérogatives du ministère de l’Education, mais du gouvernement».
Quant à la suite du mouvement de grève, notre interlocuteur a précisé qu’à part un «engagement du chef de l’Etat pour améliorer le pouvoir d’achat, rien nous ne fera changer d’avis». «La grève est maintenue», réitère-t-il en ajoutant que le ministère a reconnu «l’accumulation des problèmes» et que leur prise en charge demandera du temps et de la patience. Le président de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) abonde dans le même sens. Reçu également par la tutelle, Sadek Dziri révèle qu’aucune décision concrète n’a été prise lors de cette rencontre. «Nous avons insisté sur la mise en place de mécanismes définissant les outils à même de renforcer le pouvoir d’achat», poursuit-il. Comme Amoura, le président de l’Unpef a affirmé que la grève annoncée à partir de dimanche prochain est maintenue. Quatorze syndicats ont appelé, jeudi dernier, à une grève de trois jours à compter de dimanche prochain. Ils réclament, entre autres, l’amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs du secteur, le rétablissement du droit à la retraite sans conditions d’âge, la révision du statut particulier et l’intégration et la permanisation des travailleurs des corps communs.
Le ministère de l’Education a fait état de son plein engagement à la prise en charge de toutes les «préoccupations» soulevées, appelant la famille éducative à faire preuve de responsabilité en faveur de la stabilité du secteur au service de l’élève et du savoir. Ouadjaout avait même donné des instructions aux directeurs de wilaya pour l’accélération du paiement des droits financiers des employés, notamment les nouvelles recrues, les suppléants et les contractuels. La grève sera t-elle évitée ? Attendons pour voir…
Amokrane H.