Coupes africaines : La FAF va recourir à la «règle de l’indice»

C’est un véritable dilemme auquel sera confrontée la Fédération algérienne de football dans les prochains jours.

En effet, la Confédération africaine de football a exigé des structures fédérales africaines de transmettre les noms des clubs qualifiés aux prochaines compétitions continentales avant la date du 30 juin prochain. Elle en a informé toutes les fédérations locales de la nécessité d’envoyer les noms des équipes qui représenteront chaque pays à la CAF Champions League et à la Coupe de la CAF de la saison 2021-2022 au maximum le 30 juin prochain. Comme le championnat national en est à la 20e journée et qu’il serait difficile, voire impossible, de programmer les 18 rounds restants avant cette date, la FAF a demandé à l’instance faitière du football continental la prolongation de l’échéance du 30 juin 2021.
En attendant, l’instance fédérale a déjà pris ses dispositions et préparé une solution au cas où la CAF n’accèderait pas à sa demande. Celle-ci consiste à arrêter le classement au 30 juin prochain pour désigner les représentants algériens dans les compétitions africaines interclubs pour la saison 2021-2022, avant de poursuivre la compétition pour le titre de champion. C’est en tout cas, ce qu’a décidé le Bureau fédéral de la FAF lors d’une réunion de travail, tenue jeudi soir à l’hôtel Sheraton, Club des Pins (Ouest d’Alger), avec les présidents ou représentants des clubs de la Ligue 1.En clair, la FAF va «recourir à l’application de l’indice pour départager les équipes afin de désigner les représentants algériens dans les Coupes africaines». C’est cette fameuse «règle d’indice des matchs disputés et des points récoltés» qu’avait appliqué la FAF la saison dernière pour départager l’ESS et le MCA. Les deux clubs avaient, rappelle-t-on, terminé avec le même nombre de points (37), au terme de la 22e journée. Mais comme le Mouloudia avait joué un match de moins que l’Entente, le bureau fédéral avait décidé de donner au doyen la seconde place du classement derrière le CRB, synonyme de qualification pour la Ligue des champions africaine. Une décision qui, on s’en souvient, avait provoqué un tollé dans le camp sétifien à tel point que les membres du Conseil d’administration et ceux du bureau dirigeant du Club sportif amateur (CSA) de l’époque avaient annoncé leur démission collective avant de se rétracter par la suite.Au cours de cette réunion, la première pour Charaf-Eddine Amara avec les clubs de l’élite, depuis son élection le 15 avril dernier à la tête de la FAF, les membres du BF ont pris la décision de procéder à une avance sur les droits TV à 15 clubs de Ligue 1 professionnelle, soit un montant de 2 milliards de centimes par club. L’instance fédérale a précisé que «les cinq clubs dont les sociétés sont détenues par des entreprises publiques (MC Alger, JS Saoura, CS Constantine, USM Alger et CR Belouizdad) se sont solidarisés avec leurs homologues en différant l’obtention de leurs droits TV jusqu’au recouvrement par la FAF de ces créances auprès de l’EPTV». Il a été également décidé du «report de l’interdiction d’obtenir les licences jusqu’à la prochaine période d’enregistrement afin de permettre aux clubs de mieux gérer la fin de cette saison 2020-2021 et donc des dettes jusqu’à la fin de la saison». Par ailleurs, la FAF a annoncé «la réactivation de la commission mixte (MJS, fédération, ligue, clubs professionnels) pour (re)prendre en charge les dossiers problématiques du professionnalisme et réfléchir sur un nouveau modèle économique viable pour les clubs et la diversification des sources de financement».
Mehdi F.