Handball : Joueurs sans salaires, saison  compromise

La nouvelle équipe de la Fédération algérienne de handball aura plusieurs défis à relever. Outre la gestion de l’aspect financier, qui est déjà un vrai handicap, le président réélu et les membres de son bureau devront venir au secours des clubs.

En effet, le conflit qui oppose plusieurs équipes d’Excellence à leurs joueurs persiste. Après quinze mois d’arrêt, les signataires d’équipes du palier supérieur de la petite balle avaient repris les entraînements, avant de jouer la dernière journée de la première phase de la saison 2019-2020. Ils avaient alors espoir de percevoir une partie de leurs arriérés, mais ils ont été surpris d’accomplir leur devoir sans avoir leur dû. Depuis, nous avons appris d’une source fédérale que la majorité des joueurs ne comptent pas reprendre du service tant qu’ils n’aient pas été payés. D’autres envisagent sérieusement de boycotter les play-offs et même la nouvelle saison si les dirigeants ne répondent pas à leurs doléances. Gelée depuis le 15 mars 2019 à titre préventif contre le coronavirus, la compétition devait reprendre la fin du mois en cours avec l’organisation des play-offs. Pour ce qui est des play-downs, la FAHB avait décidé de faire impasse sur ce challenge qui concerne les clubs qui devaient lutter pour le maintien. Une décision qui est synonyme automatiquement d’une hausse du nombre de clubs de l’élite lors de la saison prochaine. D’ailleurs, on évoque déjà le nombre de 25 équipes en Excellence. Ce qui sera un remake d’un championnat à 29 clubs décidé lors du mandat 2009-2013 au temps de l’ex président Djaffar Ait Mouloud. Côté clubs, les caisses sont presque vides pour la majorité. Pour le président du champion en titre, le CR Bordj Bou Arréridj, Khaled Achacha, le club attend un geste du ministère de la Jeunesse et des Sports et des autorités locales pour venir en aide à l’équipe. «Nous sommes entrain de courir dans tous les sens. En tant que numéro un de la direction du club, je ne sais pas trop quoi faire vu la conjoncture actuelle due essentiellement aux répercussions de la Covid-19. J’espère que notre cri de détresse fera son effet chez les autorités sportives, car nous risquons de rater non seulement les play- offs, mais également le Championnat d’Afrique des clubs», a-t-il souligné. Pour le CRB Baraki qui a vu défiler d’excellents joueurs dont la star de l’équipe nationale Ayoub Abdi, l’équipe n’a pas de quoi payer un mois de salaires pour les joueur sa indiqué le dirigeant Nacer. «Nous avons un effectif très jeune avec des éléments qui sont l’avenir du sport à sept. Nous sommes dans l’embarras vu l’absence de ressources financières. Si les autorités locales ne nous aident pas, le club va connaître la saignée au sein de sa composante et des forfaits consécutifs», avait-il déclaré en marge de la dernière assemblée élective. Pour débattre le sujet, et de la probable grève des joueurs, la fédération compte organiser, d’ici à la fin du mois, une réunion avec les représentants des clubs. Plusieurs propositions seront faites pour que la reprise de la compétition puisse avoir lieu sans soucis et dans les plus brefs délais.
Adel K.