Dialogue gouvernement-syndicats : Le SNPSP salue l’initiative du chef de l’Etat

 Le récent appel du président de la République au dialogue avec le partenaire social n’a pas laissé celui-ci indifférent. Lyès Merabet, le président du syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP), plaide en faveur de réunions bipartites entre le gouvernement et les syndicats en vue du règlement des dossiers intéressant les professionnels de la santé.

«Nous avons saisi le président de la République et le Premier ministre à l’effet d’instaurer un climat de dialogue à travers des réunions bipartites entre le gouvernement et les syndicats», a-t-il indiqué, précisant que «cela peut avoir lieu à la rentrée sociale pour défricher le terrain et mettre en place des projets de solution et accompagner les situations tendues au niveau social». Dans ce cadre, Merabet a salué l’initiative du chef de l’Etat, présentée lors du dernier  Conseil des ministres,  appelant au dialogue avec les partenaires du secteur de la santé. Le syndicaliste a qualifié la démarche du chef de l’Etat de «rassurante» et salué sa volonté politique manifeste. «Le Syndicat des praticiens de la santé publique a, depuis au moins dix ans, ouvert plusieurs dossiers dont celui relatif au statut particulier et le régime indemnitaire», a-t-il fait savoir.
«Nous nous sommes beaucoup investis dans des commissions ad hoc lancées par la tutelle en fournissant beaucoup d’efforts et nous sommes arrivés à des accords validés mais qui sont restés en suspens car au ministère de la Santé, on nous disait à chaque fois qu’il faut l’aval des autorités», a-t-il précisé avant d’ajouter que «nous espérons qu’à travers les décisions prises en Conseil des ministres on avancera dans le dossier du statut particulier et du régime indemnitaire dont la copie a été réactualisée en 2018».  Le premier responsable du SNPSP a évoqué d’autres dossiers, à l’instar de celui de «l’évolution de carrière, la promotion par rapport au concours d’accès au grade».  Quoiqu’il en soit, de l’avis de Merabet, «cette nouvelle approche de dialogue fait naître l’espoir de booster le travail qui a déjà été fait». Critiquant les démarches précédentes de dialogue engagées par la tutelle, Merabet a expliqué  que «ce qui est proposé jusqu’à présent du côté du ministère avec les partenaires sociaux, ce sont des réunions de pure formalité où l’on se voit chaque six mois, soit un rythme de rencontres qui ne peut favoriser l’élaboration de solutions. Nos réunions aboutissaient à des PV où il est question d’engagements qui ne sont pas respectés sur le terrain en raison de l’absence de volonté politique». «J’espère que les orientations du président et ses instructions permettront rapidement de revenir autour de la table des négociations pour l’application des accordés déjà discutés auparavant. Nous souhaitons aussi l’accompagnement de ces instructions à travers les services du Premier ministre», a-t-il ajouté, avant de soutenir qu’«il faudrait qu’il y ait une tierce partie qui se porte garante des accords concrétisant les engagements pris».
F.Z.H