Grève dans l’éducation nationale : Inquiétude des parents d’élèves

Les associations des parents d’élèves se disent inquiètes en raison de la grève décidée par plusieurs organisations syndicales  pour les 9, 10 et 11 du mois en cours. Elles exhortent les enseignants à faire preuve de responsabilité et de renoncer à ce mouvement pour éviter toute perturbation dans la préparation des examens de fin d’année.

Le président de l’Association nationale des parents d’élèves, Khaled Ahmed,  estime que tout mouvement de protestation à l’approche des examens impactera inéluctablement le moral des élèves. «L’année scolaire a été particulière et le volume d’enseignement réduit du fait de la conjoncture sanitaire, nous ne pouvons pas donc se permettre de faire perdre encore du temps aux élèves», indique-t-il, soulignant que la période actuelle devrait être consacrée à la révision et, pour les retardataires, à finaliser les programme. Il a fait savoir que cette inquiétude a été exprimée mercredi dernier au ministre de l’Education nationale lors d’une réunion tenue au siège du ministère et durant laquelle l’association, a-t-il dit, a appelé les enseignants à revenir sur leur décision mettant en avant l’intérêt des élèves qui devra être «placée au-dessus de tout». Khaled Ahmed rappelle que le droit à l’enseignement est consacré par la Constitution, «certes au même  titre que le droit à la grève, mais l’intérêt des élèves prime». «Nous ne sommes nullement contre les enseignants et les syndicats, mais nous souhaitons que nos enfants soient pris en charge  loin de toute perturbation pédagogique et surtout psychologique», a-t-il insisté. Il soutient que le timing choisi n’est pas approprié, soulignant  l’impératif de lancer un dialogue social «serein et sincère» pour trouver des solutions idoines à même de remédier au marasme que connaît le secteur de l’éducation.
Abondant dans le même sens, le président de l’Union nationale des parents d’élèves, Hamid Saâdi, a indiqué que cette grève viendra chambouler la scolarité des élèves qui, durant cette période de l’année scolaire, «devront se focaliser sur la préparation de leurs examens, notamment pour ceux en fin de cycle. «Nous refusons que nos enfants soient pris en otage.   Lors de la réunion mercredi avec le ministre de tutelle, nous avons constaté chez lui la volonté d’ouvrir les portes du dialogue. Nous avons demandé aux syndicalistes de saisir l’occasion et de négocier avec la tutelle pour régler la situation conflictuelle», indique-t-il. Saâdia fait savoir que c’est dans la région ouest du pays qu’est enregistré le plus de retard  dans l’avancement des programmes à cause des mouvements de protestation.  Selon lui, le suivi de la grève à travers le territoire national a été disparate. Par ailleurs, les deux associations se disent contre tout report de la date de la tenue du baccalauréat.
Wassila Ould Hamouda