Tarek Ghoul (Ancien footballeur international et actuel consultant à l’EPTV) : «Où sont les contrôleurs des prix ?»

Tarek Ghoul est un ancien footballeur international qui évoluait au poste d’arrière gauche. Formé à l’USM Harrach, l’homme aux 23 sélections en équipe nationale qui a également fait les beaux jours de l’USM Alger durant les années 90/2000, travaille actuellement comme consultant au service des sports de la télévision algérienne. Dans cet entretien, il nous parle de son train-train quotidien et de ses habitudes durant ce mois sacré.

Que représente pour vous le Ramadhan ?
Pour moi, le mois de Ramadhan ne se limite pas à une simple privation alimentaire. Bien au contraire, c’est le mois de la foi, de la piété et de la dévotion.  Dieu a fait de ce mois un moyen par excellence d’apprendre à patienter et ressentir ce que vivent les nécessiteux tout au long de l’année.C’est aussi l’occasion de multiplier les bonnes actions, histoire de refixer la sincérité de notre foi en Dieu et surtout consoler les nécessiteux.
Comment passez-vous vos journées durant ce mois sacré ?
J’accomplis le jeûne comme tout citoyen algérien et musulman. Je continue à vaquer à mes occupations quotidiennes le plus normalement du monde. Je me lève tous les jours le matin pour accompagner les enfants à l’école. Sinon, la plupart du temps quand je n’ai rien à faire, je suis à la maison.
Et vos soirées ?
Quand je ne suis pas retenu par des obligations professionnelles, j’évite de sortir. Je préfère rester à la maison.
Qui s’occupe des achats ?
A vrai dire c’est mon épouse qui s’en occupe. Moi, je fais les autres courses. J’achète aussi les sucreries et autres gâteries.
Comment trouvez-vous les prix en cette période de  jeûne ?
C’est malheureux de le dire, mais cette année encore les prix restent inabordables pour les citoyens de faibles revenus. Tout ce que l’on avait pu nous raconter sur la baisse des prix durant le mois de Ramadhan n’est que pur mensonge. Dernièrement, j’ai vu une baguette de pain aux olives se vendre à 80 DA. C’est de la folie, cette flambée des prix. Les commerçants avides de gains faciles, utilisent tous les moyens pour soutirer de l’argent aux citoyens. Cela n’honore guère un pays musulman comme le nôtre.
Si vous aviez un message à lancer aux commerçants en ce mois sacré, que leur diriez-vous ?
Si j’avais un message à lancer il serait plutôt en direction des pouvoirs publics auxquels je voudrais attirer l’attention. Je me demande vraiment où sont les contrôleurs des prix ? Personnellement, mon plus grand souhait serait de les voir faire leur travail correctement car cela y va du respect du citoyen.
Quelles sont les habitudes que vous changez durant le mois de ramadhan ?
A vrai dire, je ne change pas beaucoup de mes habitudes. Même si j’ai arrêté ma carrière footballistique, je reste toujours un adepte de la pratique sportive. Je participe régulièrement à des matchs de football inter-quartiers avec des amis, histoire de garder la forme et créer cette ambiance conviviale avec les gens que je côtoie.
Votre humeur change-t-elle durant le jeûne comme la plupart des Algériens ?
Absolument pas. Que ce soit durant le mois de Ramadhan ou les autres jours de l’année, je suis de nature calme. Il ne faut pas oublier aussi que notre religion exhorte au comportement amical et pacifique
Vous permettez-vous des excès de sucrerie ?
Je ne connais pas une table algérienne où il n’existe pas ce genre de confiseries spéciales du mois de Ramadhan. Je peux vous dire que j’en achète régulièrement. J’aime faire plaisir à ma famille et aux invités qui viennent nous rendre visite en ce mois sacré. En ce qui me concerne, je ne suis pas trop fan de sucreries. Certes, il m’arrive de prendre un kelbellouz ou un gâteau, cependant, j’évite les excès.
Votre plat préféré ?
Je dirais la chorba et le k’bab algérois (Poulet aux frites à la sauce blanche), j’en raffole.
Votre programme télé préféré ?
D’habitude, j’aime regarder les chaînes égyptiennes. Cette année, j’étais curieux de voir la grille des programmes proposés par les chaînes nationales pour ce mois sacré. Croyez-moi, j’ai bien aimé la série Timoucha, diffusée sur les antennes de la télévision publique à tel point que je ne rate aucun épisode.
Un dernier mot ?
Je souhaite un mois de Ramadhan Moubarak à tout le peuple algérien.
Entretien réalisé par Mehdi Ferrani