Un triste Ramadhan

La scène artistique a perdu des comédiens qui avaient une place de choix dans le cœur du public. Jamais un Ramadhan n’a été empreint d’autant de tristesse comme s’il fallait que le destin ne nous accable pas de plus de malheurs. Il y a quelques jours à peine, c’est Blaha Benziane, surnommé «El Nouri», le personnage-phare de la série «Achour El Achar» qui s’en est allé. Sa mort a été brutale. Personne ne s’attendait à une annonce tombée comme un couperet. Sa bouille, sa jovialité et ses réparties nous manquent déjà. Avant lui, c’était la voix de la chanteuse Naima Ababsa qui s’est tue. Elle nous a quittés à l’âge de 58 ans emportée par la satanée Covid-19.La défunte était célèbre pour ses performances dans le chant andalou et sa maîtrise de divers styles de la variété algérienne. La fille d’Abdelhamid Ababsa laisse derrière elle un riche répertoire de chansons qu’on continuera de fredonner. Quelques jours avant le début du Ramadhan, l’artiste Rym Ghazali est décédée à l’âge de 38 ans, après une longue lutte contre le cancer. La jeune artiste a dû retirer une tumeur du cerveau après une intervention chirurgicale urgente pour la sauver de la perte de mémoire et de vision. L’opération avait réussi mais son état de santé s’est détérioré avant de tirer sa révérence en avril, au cœur du printemps. La défunte avait   interprété le rôle la «reine Hidlora» dans la série «Bou legroun» réalisée en 2018. Bien avant, elle avait participé à l’émission de télé-réalité Star Academy El Arabi dans sa troisième édition en 2005, et elle est également apparue dans le programme de caméras cachées «El Ouâra» en 2017. Son éclipse définitive a attristé le public. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, on s’inquiète désormais pour Salah Aougrout, qui souffre de trois tumeurs cancéreuses. « Hadj Brahim» se soigne en France. En Algérie mais aussi là-bas où il compte des admirateurs s’élèvent de vibrantes  prières souhaitant sa guérison.
Rym Harhoura