La campagne électorale fixée au 17 mai, les partis peaufinent leurs stratégies 

Le top départ de la campagne électorale pour les élections législatives est prévu le 17 mai prochain. Conscientes de la concurrence qui s’annonce d’ores et déjà rude entre les différents candidats, les formations politiques s’affairent actuellement à peaufiner leurs stratégie électorales.

La majorité des partis se dit prête à se lancer dans la compétition. «Nous avons déjà ficelé notre programme de campagne électorale constitué de 53 pages», indique Salah Hocine, responsable de la communication du Mouvement El Bina précisant que «l’ensemble des candidats sur les listes du parti se baseront sur ce programme dans leurs discours et prises de paroles lors des meetings ainsi que lors de leurs échanges avec les citoyens dans les wilayas. Sur le contenu des discours, il dira : «Nous allons répondre aux principales préoccupations de nos concitoyens en puisant dans notre programme, avec un focus sur la bonne gouvernance, celui des ressources humaines ainsi que des solutions pour chaque secteur économique.» Sur le même sujet, Habib Brahmia, responsable de la communication de  Jil Djadid, explique que «les candidats souligneront les positions du parti sur le plan social, économique et politique». Et d’ajouter : «Nous allons aussi appeler au respect des lois et à l’élaboration de lois moins liberticides.» Sur le plan économique précisément, la formation de Sofiane Djillali va plaider en faveur «de plus d’ouvertures économiques, de plus de soutiens aux entrepreneurs et à l’investissement». De son côté, Kamel Mida, responsable de la communication au sein de TAJ, fait observer que sa formation politique va axer dans ses discours et meetings sur «les solutions économiques, la stabilité du pays et le respect des lois». Il insistera, dans le même ordre d’idées, sur le fait que son parti présentera «non seulement ses visions et positions sur l’ensemble des questions de l’heure, mais nous apporterons également des solutions aux problèmes qui se posent». De son côté, le président du Front de l’Algérie nouvelle(FAN) fera remarquer d’entrée que lors de la prochaine campagne, «les prises de paroles de nos candidats vont porter sur l’ensemble des questions de l’heure : la sensibilisation de la population sur l’importance de l’acte de voter, les questions sociales et économiques». Les candidats du FAN devront tout autant évoquer le rôle prépondérant que compte jouer leur parti sur la scène politique nationale, explique Benabdesslam selon lequel «nous allons parler de notre parti et de sa disposition à donner un plus pour le pays». S’agissant de la stratégie électorale, les partis se montrent très circonspects de peur d’être copiés par leurs concurrents, les partis, mais  concèdent néanmoins que la prochaine campagne électorale se fera essentiellement «au niveau local». Tout en annonçant des meetings et d’importants discours des chefs de parti dans les principales wilayas, l’essentiel du travail, disent-ils, «se fera par les candidats eux-mêmes».
Fatma-Zohra Hakem