L’Eniem de Tizi-Ouzou retombe dans le rouge

 Avec la désignation, le 26 janvier dernier, d’une nouvelle direction pour l’Entreprise nationale des industries de l’électroménager (Eniem), d’aucuns ont cru qu’elle est sortie de la zone rouge. Mais, tout indique que le bout du tunnel est encore loin pour une entreprise qui s’est fragilisée au fil des années.

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, le syndicat de l’Eniem tire la sonnette d’alarme ,affirmant que «l’outil de travail est menacé de disparition». Il s’en remet au chef de l’Etat «pour sauver un fleuron de l’industrie nationale». Pour l’heure, aucune solution ne profile à l’horizon. La nouvelle direction est contrainte de revoir sa stratégie de reprise à long terme, malgré les assurances des pouvoirs publics. Dans une note adressée aux travailleurs, elle annonce l’anticipation de la période des congés annuels, fixée au 6 juin prochain. La direction a motivé la décision, «prise d’un commun accord avec le partenaire social (UGTA, ndlr) en l’absence du comité de participation», par «la rupture des stocks des matières premières au niveau de toutes les unités». Toutefois, elle assure qu’elle ne ménagerait aucun effort quant à l’approvisionnement en matières premières, dans les délais souhaités, afin d’assurer une reprise d’activité régulière à partir du 6 juillet prochain.  S’agissant de la distribution de cadeaux lors de la fête des travailleurs et le 8 mars, la direction a indiqué qu’elle interviendra «après la mise en place du comité de participation». Une note qui a installé le doute parmi les travailleurs qui s’inquiètent ouvertement pour leur avenir et celui de l’entreprise.
Rachid Hammoutène