150 start-up financées par le fonds d’investissement

Le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up, Yacine El Mahdi Oualid, a affirmé en marge de sa visite ce dimanche dans la wilaya de Tipasa que l’Algérie a besoin d’une nouvelle classe d’entrepreneurs et de promoteurs de projets innovants pour consolider l’économie nationale, afin de réussir le passage d’une économie rentière à une économie créatrice de richesse.

Selon lui, les visites qu’il mène à travers les wilayas, plus d’une vingtaine jusqu’à présent, entrent notamment dans la volonté de son département à décloisonner l’administration et aller au plus près des porteurs de projets innovants et des talents. «En résumé, les visites effectuées sur le terrain nous ont permis de constater que notre pays regorge d’un potentiel important de jeunes talents et porteurs de projets d’innovation. Nous sommes là pour les accompagner de l’étape de l’éclosion de l’idée à la création de la start-up, en passant par la présentation d’un projet d’innovation», affirme le ministre délégué. Dans cet ordre d’idées, une convention a été signée ce dimanche entre son département et l’Ecole supérieure de gestion et de l’économie numérique du pôle d’excellence de Koléa. Celle-ci porte sur la promotion de l’esprit d’entrepreneuriat et l’encouragement de la création et de l’innovation parmi les étudiants. Concernant le centre universitaire de Tipasa, le membre du gouvernement a annoncé la création prochaine d’un incubateur qui s’ajoutera à d’autres structures similaires créées dans le secteur privé à Tipasa. Que ce soit à l’Ecole supérieure de gestion et de l’économie numérique ou bien au centre universitaire de Tipasa, Yacine El Mahdi Oualid a répondu à nombre de questions d’étudiants porteurs de projets innovants et de propriétaires de start-up de la wilaya. Celles-ci se sont articulées autour des modes de financement des start-up, l’octroi de locaux et autres questions techniques inhérentes à la promotion de l’économie du savoir. «Le financement des start-up n’obéit pas au même mode classique, à l’instar de celui des entreprises créées via les différents dispositifs de création d’emplois existants qui passe par un financement bancaire», souligne-t-il. Et d’ajouter: «Depuis octobre 2020, un fonds d’investissement pour le financement des start-up a été créé. Certes, c’est un capital à risque, dès lors que le taux d’échec dans ce créneau est un peu supérieur par rapport au secteur entrepreneurial classique, mais, en revanche, avec une idée innovante potentiellement porteuse et une bonne étude, le résultat est plus que prometteur.» A propos du fonds d’investissement pour le financement des start-up, Noureddine Ouadhah, directeur des start-up au niveau du ministère délégué chargé de l’Economie de la connaissance et des Start-up, a fait savoir que 1.000 dossiers ont été soumis à la commission d’étude des projets depuis la création du fonds en octobre de l’année dernière. «150 start-up sont financées via le fonds ainsi que 100 autres projets d’innovation et 30 incubateurs», détaille le même responsable qui a précisé que la commission qui statue sur les dossiers est composée de représentant de huit ministères. «L’étude d’un dossier peut aller de deux à cinq semaines au maximum», note Ouadhah. «Des avantages sont prévus pour encourager le secteur privé national à investir dans la création des fonds destinés au start-up et à l’innovation», souligne le ministre délégué.
Amirouche Lebbal