Ali Arezki, P-dg de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) : «La vie sociale a complètement changé»

Même si l’activité du métro d’Alger n’a pas encore repris, depuis plus d’une année à l’arrêt, néanmoins, Ali Arezki, P-dg de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) garde son tonus et continue de travailler, avec le respect total des gestes barrières. Il parle de son quotidien durant ce mois sacré. 

 

Depuis l’avènement de la crise sanitaire, le mois de Ramadhan a-t-il une autre saveur pour vous ?
Il est clair comme l’eau que le mois de Ramadhan est différent des précédentes années. On n’a plus la même ambiance. Dans le passé, on le célébrait avec faste et ferveur. On se rassemblait, on partageait des moments empreints de joie et de bonheur. Actuellement, avec la situation sanitaire, on devient prudent, on limite ses sorties, on évite les lieux publics bondés et les rassemblements, on fait moins de courses, on évite les visites familiales. En gros, beaucoup de choses ont changé, même nos traditions et nos comportements ont changé. À vrai dire, c’est une situation sanitaire qui fait craindre. On a peur pour nos familles. On a peur d’être contaminé, de contaminer nos proches. On veille à être vigilant et prudent. La vie sociale a complètement changé.
Le confinement et la propagation rapide du virus affectent-ils vos habitudes en ce mois sacré ?
Bien évidemment, la situation sanitaire a affecté nos habitudes eton les a changé complètement. Ce qui a changé pour moi, ce sont les liens sociaux et familiaux. Durant les précédentes années, on passait le mois sacré en famille et on recevait des amis. Ce n’est plus le cas aujourd’hui car on a bannit ce genre de traditions.
Êtes-vous plus rentable quand vous faites carême où votre tonus diminue ?
Je suis foncièrement productif durant le jeûne. Je suis nettement plus rentable. Je préfère travailler pour passer le temps. Je passe les trois quarts de mon temps au travail. Même si le métro est à l’arrêt, nous continuons à faire quotidiennement des roulages  à vide pour maintenir tous les systèmes en fonctionnement.
Avez-vous de nouvelles habitudes durant le mois de Ramadhan ?
Il est connu que dans l’esprit du musulman, c’est de multiplier les actions de bienfaisance et de charité. Comme tout citoyen musulman algérien, j’essaye d’aider mon entourage. Je ne vais pas dévoiler mes actions car c’est une action individuelle. Durant ce mois sacré, on devient plus solidaire que les autres mois de l’année.
Entretien réalisé par Samira Sidhoum