Grève dans l’éducation : Les syndicats évoquent un taux de suivi honorable à Constantine

Au deuxième jour de la grève enclenchée dans le secteur de l’éducation à la demande de l’Intersyndicale, la mobilisation est restée immuable.

Les six syndicats engagés à Constantine dans la grève représentés notamment par le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest),l’Union nationale des travailleurs de l’éducation et de la formation (Unpef) et l’alliance des directeurs des trois paliers d’enseignement regroupés. La mobilisation demeure effective même si l’impact n’était pas à la hauteur de nos aspirations, devait confier au journal Horizons le coordinateur de wilaya du Snapest, ChouaïbBouabellou. «Ce débrayage a coïncidé avec la période des examens, ce qui a quelque peu donné lieu à des suivis épars en divers établissements dans les douze communes», a-t-il indiqué, se montrant pour le moins satisfait de la présence des acteurs concernés dans leur sit-in devant le siège de la direction de l’éducation au Coudiat. Pour Salim Z., le représentant de l’Unpef, la mobilisation dans les paliers primaire et moyen est plus qu’honorable. «Dans le primaire, on a enregistré 95% de suivi avec la même fréquence dans les collèges», a-t-il confié. Il a mis en relief la participation massive au débrayage des responsables des établissements scolaires. Cette présence aura quelque peu perturbé le secteur à Constantine. Et du coup, les statistiques sont faussées. Au point que la tutelle locale ne soit parvenue à communiquer aucune donnée sur le taux de suivi de la grève. Nos tentatives sont restées vaines auprès de cet organisme pour plus de détails sur le déroulé de l’interruption de travail. Un silence qui ouvre la voie à toute spéculation sur le volume exact du suivi. Voire la paralysie ayant sanctionné les écoles, collèges et lycées à travers la wilaya. In fine, le satisfecit est affiché par les grévistes qui espèrent un dénouement illico à leurs revendications en se mobilisant davantage aujourd’hui pour la troisième journée du débrayage.
Nasser Hannachi