Préparation des législatives : Installation d’une cellule de coordination entre l’Anie et les partis

Le président de l’Autorité nationale  indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi, a rencontré, dimanche, au siège de l’instance, les chefs de  seize partis qui prendront part aux élections législatives du 12 juin prochain.

Lors de cette  réunion de concertation, organisée à la demande de ces derniers, le problème des candidatures rejetées a été abordé. Lors d’un point de presse à l’issue de la rencontre tenue à huis clos, qui a duré plusieurs heures, Charfi est revenu sur les doléances exposées et les explications qu’il fournies. Selon lui, les partis ont été invités à choisir leurs représentants dans différents groupes de travail qui seront mis en place prochainement par l’Anie. «Nous sommes arrivés à des décisions consensuelles avec les partis politiques, premiers partenaires de l’Anie», a-t-il ajouté. «L’Autorité a commencé, en août dernier, à mettre en place une plateforme pérenne de concertation avec les partis politiques dans le cadre de la consolidation de la démocratie constitutionnelle», a-t-il renchéri. Revenant sur les conclusions de la rencontre, Charfi a souhaité qu’elles soient à la hauteur des ambitions et des attentes de la classe politique pour pouvoir organiser le scrutin dans un climat de confiance. Il a tenu à rappeler que l’Autorité a pour mission «d’organiser des élections transparentes, crédibles». A cet effet, Charfi a annoncé «la mise en place d’une cellule de coordination qui sera composée de représentants des partis politiques et de l’Anie». Sa mission sera de trouver les solutions aux questions relatives au bon déroulement du suffrage, notamment la désignation des représentants des formations au niveau des bureaux de vote. Le responsable s’est ensuite félicité que la rencontre ait été bénéfique dans la mesure où elle a consacré un dialogue serein. Par ailleurs, il a réitéré la volonté de l’Anie de «lever toutes les entraves susceptibles de perturber le cours du scrutin et de donner davantage de garanties sur les conditions dans lesquelles il se déroulera».
Karima Alloun