Youcef Doucène, DG de la Maison de la presse : «La vie a repris son cours»

Journaliste de formation ayant fait ses débuts dans les années quatre-vingt notamment au quotidien «El Mountakhib», Youcef Doucène a ensuite fait plusieurs passages dans des journaux privés avant qu’il ne se convertisse à la diffusion. Il a été installé, en juillet 2020, à la tête de la Maison de la presse Tahar-Djaout de Kouba et Constantine. Il accepte volontiers de parler de son comportement durant ce mois sacré. Inédit.

Depuis l’avènement de la crise sanitaire, le mois de Ramadhan a-t-il une autre saveur pour vous ?
À vrai dire, nous avons retrouvé, cette année, la saveur du mois de Ramadhan. La vie a repris son cours. Contrairement à l’année écoulée dans laquelle on était confronté à une nouvelle situation. On a finalement appris à s’adapter et on a réussi à maîtriser la situation sanitaire, mais cela ne signifie pas qu’on se laisse aller. Bien au contraire, on s’adapte à cette situation tout en maintenant les mesures barrières et le respect de la distanciation sociale. On veille à être vigilant et prudent pour nous, nos familles et notre entourage.
Le confinement et la propagation rapide du virus affectent-ils vos habitudes en ce mois sacré ?
Bien évidemment, la situation sanitaire a affecté nos habitudes. On a limité les sorties, les veillées ramadanesques, les prières surérogatoires, les visites familiales, les courses, les rencontres entre amis…
Êtes-vous plus rentable quand vous faites carême où votre tonus diminue ?
Je suis plus productif durant le jeûne, que durant les autres jours de l’année. Je préfère travailler car cela me stimule. Je commence à 9h pour rentrer à la maison vers 19h, alors que d’habitude, je sors à 17h.  Actuellement, je m’occupe de la réhabilitation de la Maison de la presse qui se trouve dans un état délabré. Je compte mettre en fonction la cafétéria et son restaurant, fermés depuis 10 ans. Cette démarche permet d’offrir aux journalistes un cadre agréable pour travailler.
Avez-vous de nouvelles habitudes durant le mois de Ramadhan ?
Je n’ai pas de nouvelles habitudes à instaurer durant le mois sacré. Néanmoins, lorsque les moyens et le temps sont disponibles, je n’hésite pas à multiplier les actions de bienfaisance et de charité. J’essaye  d’aider mon entourage. Durant ce mois sacré, on devient de plus en plus solidaire que les autres mois de l’année.
Entretien réalisé par Samira Sidhoum