Tourisme : Boughazi fait une virée à Tlemcen 

La  capitale des Zianides a été, de tout temps, une destination touristique. Toutefois,  beaucoup reste à faire malgré de nombreux projets validés  par la Direction du tourisme de la  wilaya.

Deux complexes touristiques implantés à Agla- Plage, relevant de la commune de Beni Khellad et à  Ghazaouet et des hôtels à Marsat Ben M’hidi,   sont toujours en cours de réalisation. Depuis presque une année, tout est à l’arrêt. Cette situation a poussé le ministre du Tourisme, de l’Artisanat et du Travail familial, Mohamed Ali Boughazi, à se rendre dans cette région frontalière qui regorge de potentialités touristiques.
A Tlemcen, Boughazi a évoqué, lors de sa brève visite, lundi, les différentes potentialités dont jouit la région en matière de tourisme balnéaire, culturel et religieux.
Dans la daïra côtière de Marsa Ben M’hidi, le ministre a visité des sites où des travaux  d’aménagement des plages sont menés en prévision de la saison estivale.
En 2010, il a été décidé la réalisation d’un village touristique, dans le style de Sharm El Sheikh, sur une superficie de 5 millions de mètres carrés.  L’étude a été faite par un architecte de renom, Roger Tallibert en l’occurrence, qui a réalisé des terrains de golf à Bider-Page.  Tout semble indiquer que l’infrastructure ne verra pas de sitôt  le jour. Aucune information n’a été distillée  depuis des années sur cet  important projet, totalement oublié. Considéré comme un véritable gisement économique, le projet s’inscrivait dans le cadre de la promotion du tourisme balnéaire.
Le ministre s’est ensuite rendu à l’annexe de l’Institut des techniques hôtelières de Tlemcen, spécialisé dans l’art culinaire traditionnel. Sur les lieux, Boughazi a souligné l’importance que revêt la formation de techniciens et techniciens supérieurs, notamment avec le prochain déroulement des Jeux méditerranéens à Oran.
Deux conventions, a-t-il rappelé, ont été signées entre les secteurs du tourisme, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle pour  développer et améliorer la qualité de la formation.
Selon le  ministre, 16 universités dispensent des cours dans des spécialités en tourisme.
A Tlemcen, les hôtels sont peu fréquentés et les sites et monuments ne drainent plus de visiteurs. La  pandémie  a stoppé  l’activité touristique qui  a  connu, ces dernières années, un essor spectaculaire, notamment le long du littoral.
Force est de constater que la région perd de son charme. Tlemcen, élue «meilleure ville à visiter» en 2011, attire moins.
Mohamed Medjahdi