La Palestine à l’heure de la solidarité arabe

Toutes les illusions concernant la normalisation honteuse et criminelle se sont fracassées sur la réalité génocidaire de ce néo-apartheid. A Ghaza et au cœur de la ville sainte d’El Qods, la mystification a coûté très cher en vies humaines et en destruction. Le bilan désastreux est bien lourd. A Ghaza, les bombardements israéliens ont fait, au 5e jour de la 4e guerre asymétrique, plus de 100 morts dont 31 enfants et plus de 800 blessés. Sur l’esplanade de la mosquée d’El Qods, l’intervention de la police coloniale a fait plus de 700 blessés. Dans cette poudrière, prête à exploser à tout moment, la communauté internationale a le devoir et la responsabilité de veiller au respect de la légalité internationale et garantir une protection à la population palestinienne menacée d’extermination et de dépossession. Après deux reports successifs, provoqués par les Etats-Unis, la tenue du Conseil de sécurité de l’ONU dicte l’urgence d’une riposte appropriée pour remettre sur rails le processus de paix dévoyé par les prêcheurs du fameux «deal du siècle» légué à la nouvelle Administration américaine. Par-delà les déclarations fumeuses, la dérive sanglante légitime, le droit à la résistance d’un peuple privé de tous ses droits, dépouillé de ses terres et, comble de l’injustice, de sa liberté de mouvement. Elle menace dans ses fondements l’Etat raciste et discriminatoire proclamant l’«état d’urgence» et redoutant les conséquences de la guerre civile aux portes de Tel-Aviv. Des affrontements entre Arabes israéliens, juifs et police ont eu lieu dans plusieurs villes. Encore une fois, le mythe de l’invincibilité israélienne n’a pas résisté à l’intifadha palestinienne. La fermeture de l’aéroport de Tel-Aviv et la suspension des activités des compagnies américaines American Airlines et United Airlines sont symptomatiques de l’escalade meurtrière dont les effets se font sentir en Israël. «En cette dure période, il faut faire en sorte de sortir la cause palestinienne de son cadre conventionnel de gestion des conflits et la placer à la tête des préoccupations de la communauté internationale», a souligné opportunément le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, lors de la réunion ministérielle d’urgence de la Ligue arabe. A l’avant du combat palestinien pour la consécration de ses droits fondamentaux, l’Algérie, sous la conduite de notre ambassadeur auprès de l’ONU, Sofiane Mimouni, entend favoriser le retour à la solidarité arabe et à rompre avec la logique des compromissions et des joutes oratoires.
Horizons