Libye : L’ONU appelle au départ des combattants étrangers

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutterres, a appelé au retrait des combattants étrangers en  Libye, condition indispensable selon lui à la poursuite du processus de paix engagé dans le pays.

Dans un rapport transmis samedi au Conseil de sécurité, Antonio Guterres rappelle les conditions nécessaires au processus de paix lancé en Libye, à savoir, entre autres, le départ du pays des combattants étrangers conformément à l’accord de cessez-le-feu signé en octobre dernier entre les  parties libyennes. La fin des violations de l’embargo de l’ONU sur les armes et le retrait  des mercenaires, dont le nombre est à estimé à quelque 20.000, selon l’ONU, sont des « éléments essentiels » pour une paix durable dans le pays et dans la région, soutient Antonio Guterres.
 » Les rapports parvenus à l’ONU montrent qu’il n y a pas eu de réduction du nombre de combattants ou de leurs activités au centre de la Libye »,
affirme M. Guterres dans son rapport.
Il relève, à ce titre, que « malgré les engagements pris par certaines parties, les activités de fret aérien se seraient poursuivies avec des vols vers diverses bases aériennes dans les régions de l’est et de l’ouest du pays ».  Il fait observer, dans le même sens, que « l’ONU a reçu de nombreux rapports faisant état de fortifications et de positions défensives en cours de création dans le centre de la Libye sur la route cruciale entre la ville stratégique de Syrte et le gouvernorat d’Al Djoufrah ».
Le chef de l’ONU, exhorte, à ce propos, les nouvelles autorités libyennes à  » donner la priorité à la réforme du secteur de la sécurité (…) en  créent une feuille de route pour la réunification de l’institution militaire et en luttant contre la multiplication des groupes militaires ».
Pour lui, « il est fondamental de placer l’un des plus grands stocks incontrôlés d’armes et de munitions au monde sous le contrôle de l’Etat ».
« Les progrès doivent se poursuivre pour la tenue d’élections le 24 décembre »
 Sur un autre chapitre, M. Guterres, estime que « le déploiement d’observateurs internationaux en Libye dépendra de l’approbation par l’Assemblée générale des Nations-unies des ressources destinées à couvrir les besoins en matière de sécurité, de logistique, de santé et d’exploitation qui seront soumises dans un proche avenir ».
Dans ce même rapport, le SG de l’ONU note que « le transfert en douceur du pouvoir au mois de mars dernier à un nouveau gouvernement intérimaire apporte un espoir renouvelé pour la réunification du pays et de ses institutions et qui peut instaurer une paix durable ».
Antonio Guterres soutient, toutefois, que « les progrès doivent se poursuivre sur les plans politique, économique et sécuritaire pour  permettre la tenue d’élections le 24 décembre ».
La situation en Libye s’est nettement améliorée depuis que le gouvernement d’unité nationale et le nouveau Conseil présidentiel ont pris leurs  fonctions le 16 mars 2021, pour conduire le pays aux élections législatives et présidentielles prévues le 24 décembre prochain.